Les discussions à Moscou piétinent

Moscou — Les opposants syriens, malgré deux jours de discussions, peinaient à s’entendre sur une position commune mardi, à la veille de leur rencontre à Moscou avec des représentants du régime de Damas, a confié à l’AFP une participante aux pourparlers.

« Cela fait deux jours que nous discutons et nous n’avons toujours pas réussi à établir un ordre du jour ni les points des pourparlers avec le régime », a expliqué à l’AFP Randa Kassis, fondatrice et présidente du Mouvement de la société pluraliste.

Fin mars, avant le début des négociations à Moscou, le président syrien Bachar al-Assad avait demandé que soit établi un ordre du jour « précis », afin de garantir la réussite des discussions.

Disparités

 

Parmi les opposants présents, certains sont qualifiés de proches du régime et ont été triés sur le volet par les autorités syriennes pour ce nouveau cycle de négociations. Un premier volet en janvier, surnommé « Moscou I », n’avait pas mené à des résultats concrets.

« Il est difficile d’avancer quand les discussions sont perturbées par des provocateurs », a dénoncé Mme Kassis.

Membres de l’opposition tolérée et représentants du régime doivent entamer mercredi des discussions sous le patronage de la diplomatie russe. Le cycle de négociations doit se terminer jeudi.

« Nous obtiendrons quelques libérations peut-être, mais pas grand-chose de plus », a indiqué Mme Kassis pour relativiser les attentes. Le régime de Bachar al-Assad — qui sera représenté comme lors de la rencontre de janvier par son ambassadeur à l’ONU, Ibrahim al-Jaafari — a torpillé les efforts de Moscou qui avait obtenu la participation des deux principales formations d’opposition basées en Syrie.

Le célèbre opposant de l’intérieur Louay Hussein, chef du Mouvement pour la reconstruction de l’État syrien, a ainsi annoncé samedi à l’AFP qu’il avait été empêché de s’y rendre.

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