Le roi Abdallah est mort

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite est mort, a rapporté dans la matinée de vendredi la télévision publique saoudienne. Celle-ci avait interrompu ses programmes pour diffuser la lecture de versets du Coran.

Son frère, le prince héritier Salman, lui succède à la tête du royaume. Un communiqué officiel attribué à ce dernier, diffusé peu de temps après l’annonce des médias, précise: « Son altesse Salman Ben Abdel Aziz Al-Saoud et tous les membres de la famille et toute la nation pleurent le Gardien des deux saintes mosquées, le roi Abdallah Ben Abdel Aziz, qui est décédé à une heure exactement ce matin. »

De santé fragile, le roi Abdallah, âgé de 91 ans, était hospitalisé dans la capitale saoudienne, Ryad, depuis le mois de décembre en raison d’une pneumonie. Il était monté sur le trône en 2005 après la mort de son demi-frère Fahd. Avant son accession officielle à la tête du pays, il gouvernait de fait le royaume en raison de la mauvaise santé de Fahd victime d’un infarctus.

Le roi Salman, qui serait âgé de 77 ans, avait été désigné prince héritier en juin 2012 et occupait le poste de ministre de la Défense depuis cette date. Il avait été gouverneur de la province de Ryad pendant un demi-siècle auparavant. En désignant immédiatement Moukrine comme héritier au trône, Salman coupe court à toutes les spéculations sur son accession à la tête du premier pays exportateur de pétrole.

Le nouveau souverain a par ailleurs convoqué le Conseil d’allégeance et a désigné le prince Moukrine comme son héritier et prince de la couronne. Né en 1945, il est le plus jeune fils d’Abdel Aziz Al-Saoud, le fondateur de l’Arabie saoudite.

3 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 23 janvier 2015 08 h 20

    Le tyran est mort, vive le tyran

    Selon les dépêches des ambassadeurs américains révélées par WikiLeaks, l'Arabie saoudite est la plaque tournante du financement du terrorisme international: des valise pleines de dollars américains s'échangent à l'occasion du pélerinage de la Mecque.

    En Arabie saoudite, il est défendu de construire des églises d'autre confessions que musulmane sunnite.

    Toute critique des coutumes arrièrées du pays est punie de flagellation ou de peine de mort au motif d"insulte à l'Islam". Le cas de Raif Badawi en est l'illustration parfaite.

  • michel lebel - Inscrit 23 janvier 2015 09 h 26

    Un émissaire tout désigné...

    Pourquoi ne pas envoyer Stéphane Bédard comme représentant du Québec aux funérailles du roi Abdallah!? Il pourrait alors parler avec plus de connaissances des valeurs saoudiennes...


    M.L.

  • Denise Lauzon - Inscrite 23 janvier 2015 20 h 23

    Le Rôi Abdalha est mort mais....

    ...mais la dictature est bel et bien vivante.