Bahreïn: violents heurts entre police et manifestants

Les affrontements ont éclaté à la sortie des mosquées après la prière hebdomadaire du vendredi, lorsque les forces antiémeutes ont tiré des gaz lacrymogènes et à la chevrotine pour disperser la foule.
Photo: Mohammed El-Shaikh Agence France-Presse Les affrontements ont éclaté à la sortie des mosquées après la prière hebdomadaire du vendredi, lorsque les forces antiémeutes ont tiré des gaz lacrymogènes et à la chevrotine pour disperser la foule.

Dubaï — Des heurts ont opposé de nouveau vendredi la police bahreïnie à des centaines de protestataires qui manifestaient dans plusieurs villages près de Manama pour réclamer la libération du chef de l’opposition chiite de ce petit royaume du Golfe, selon des témoins.

 

Les affrontements ont éclaté à la sortie des mosquées après la prière hebdomadaire du vendredi, lorsque les forces antiémeutes ont tiré des gaz lacrymogènes et à la chevrotine pour disperser la foule, faisant des blessés et procédant à des arrestations, ont ajouté les témoins.

 

Les manifestants, dont des femmes et des enfants, brandissaient des portraits de cheikh Ali Salmane, le chef d’Al-Wefaq, principal groupe de l’opposition chiite arrêté dimanche, et chantaient des slogans appelant à sa libération, selon les mêmes sources.

 

Les forces antiémeutes ont été déployées en grand nombre, notamment sur l’avenue al-Budaya, qui relie plusieurs villages chiites à l’ouest de la capitale bahreïnie, et ont établi des barrages pour empêcher les protestataires d’avancer sur les grands axes routiers du secteur, toujours selon les témoins.

 

Les manifestations sont quotidiennes depuis l’arrestation de cheikh Ali Salmane.
 

Le chef du Wefaq, 49 ans, a été arrêté dimanche dernier à Manama, accusé d’appel à la haine et à la violence dans ce royaume à majorité chiite dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa.

 

Lundi soir, il a été formellement inculpé « d’incitation à un changement de régime par la force, par des menaces et des moyens illégaux », et placé en détention pour 7 jours.
 

L’Iran a exigé sa libération, et les États-Unis ont exprimé leur « profonde préoccupation ».

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