Des colons s’en prennent à des diplomates américains

Jérusalem — Un convoi diplomatique du consulat général des États-Unis à Jérusalem a essuyé vendredi des jets de pierres lancées par des colons israéliens, près d’une colonie sauvage de Cisjordanie occupée, ont indiqué la police israélienne et le département d’État.

Les diplomates américains s’étaient déplacés à la suite de plaintes de Palestiniens accusant les colons d’avoir déraciné jeudi 5000 jeunes pieds d’oliviers, plantés récemment sur un terrain de nouveau cultivé, après des années de bataille juridique, indique le journal Haaretz sur son site Internet.

« Selon les premiers éléments de l’enquête, des colons ont lancé des pierres vers des véhicules du consulat américain près de l’implantation illégale d’Adei Ad, à proximité du village palestinien de Turmus Ayya », au nord-est de Ramallah, a précisé la porte-parole de la police. « Ces jets de pierres n’ont pas fait de dégâts et le convoi a repris sa route. Une enquête a été ouverte », a-t-elle dit.

À Washington, le département d’État a confirmé l’incident, se disant « profondément préoccupé » et précisant que les États-Unis « collaboraient avec les autorités israéliennes dans leur enquête » afin d’« arrêter les responsables ».

Un porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères a précisé auprès de l’AFP que les colons étaient « armés » et qu’« aucun Américain n’avait sorti d’armes durant l’incident », qui n’a fait aucun blessé. Les colonies érigées en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée sont considérées comme illégales par la communauté internationale.

L’incident s’est produit dans le secteur où un haut responsable palestinien, Ziad Abou Eïn, est mort le 10 décembre à la suite de heurts avec l’armée israélienne à l’occasion d’une manifestation contre la colonisation israélienne et les confiscations de terres palestiniennes.

Nouvelle résolution de la Palestine à l’ONU

La direction palestinienne a décidé vendredi soir de présenter une nouvelle fois à l’ONU son projet de résolution prévoyant la fin de l’occupation israélienne qui a été rejeté mardi à New York, a indiqué à l’AFP un porte-parole. Les Palestiniens entendent demander un nouveau vote du Conseil de sécurité sur ce texte pour parvenir « à la fin de l’occupation et à l’instauration d’un État de Palestine dans les frontières de 1967 ayant pour capitale Jérusalem-Est », a affirmé Nabil Abou Roudeina, le porte-parole de la présidence palestinienne. Il n’a pas donné de date pour cette nouvelle initiative diplomatique mais a assuré que les Palestiniens soumettraient « prochainement » le texte au Conseil de sécurité.


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