Les forces gouvernementales reprennent à l’EI des zones proches de la frontière iranienne

Les forces gouvernementales irakiennes, appuyées notamment par des milices chiites et des combattants kurdes, ont repris dimanche au groupe extrémiste sunnite État islamique (EI) le contrôle de secteurs proches de la frontière iranienne, au nord-est de Bagdad, ont annoncé des officiers.

«L’armée, la police et des combattants (de milices) ont attaqué (les zones) de Jalawla et Saadiyah par le sud et l’ouest, pendant que les forces (kurdes) peshmergas ont attaqué depuis le nord et l’est de Saadiyah», a indiqué à l’AFP le général Abdoulamir al-Zaidi.

L’ampleur du terrain regagné dimanche a fait l’objet de déclarations contradictoires, certaines sources assurant que les secteurs de Jalawla et Saadiyah avaient été repris, d’autres déclarant qu’ils échappaient toujours, du moins partiellement, au contrôle du gouvernement.

Karim al-Nouri, commandant au sein des milices chiites Badr qui ont pris part à l’opération lancée dimanche matin, a déclaré que 12 membres des forces combattant l’EI avaient été tués au cours des assauts.

Quand les djihadistes reculent, ils posent généralement des bombes sous les routes ou dans des bâtiments, pour tuer même après leur retrait.

Secteurs stratégiques

Un général de l’armée a assuré que Saadiyah et Jalawla, deux secteurs de la province de Diyala, étaient «les principaux foyers de soutien des combattants» de l’EI, que les forces gouvernementales tentent d’isoler du massif montagneux du Hamrin, tout proche.

Ces deux secteurs sont également stratégiques en raison de leur proximité de la région autonome du Kurdistan irakien et de la frontière de l’Iran, qui apporte assistance aux forces irakiennes.

L’opération de dimanche survient moins de dix jours après la reprise de la ville stratégique de Baïji (au nord de Bagdad) par les forces gouvernementales qui ont également brisé le siège de la principale raffinerie du pays.

Les forces de sécurité et des milices alliées ont également repris la région de Jurf al-Sakhr, au sud de Bagdad, stratégique en raison de sa proximité de la capitale et des villes saintes chiites de Kerbala et Najaf.

Mais de vastes pans du territoire irakien, notamment les villes de Mossoul, Tikrit et Fallouja, sont toujours aux mains de l’EI, qui a lancé le 9 juin une offensive fulgurante en Irak face à une armée en déroute.