Cinq autres arrestations en lien avec la lapidation

La police pakistanaise a arrêté lundi cinq autres personnes en lien avec l’enquête sur la lapidation d’une femme enceinte par des membres de sa propre famille en plein coeur de la capitale culturelle du pays.

 

Farzana Parveen, 25 ans avait été battue à mort à coups de briques mardi dernier devant le tribunal de Lahore (est) par des proches opposés à sa relation avec Mohammad Iqbal, un agriculteur de 45 ans, dans un pays où les mariages sont généralement arrangés par les familles.

 

La police avait déjà arrêté la semaine dernière cinq hommes, incluant le père de la victime, dans cette affaire qui a suscité l’indignation à l’étranger.

 

« Nous avons arrêté cinq autres hommes dans cette affaire, mais ceux-ci ne sont pas soupçonnés de meurtre », a déclaré Umer Cheema, un haut responsable de la police de Lahore, ville de près de dix millions d’habitants dans la province du Penjab.

 

Au Pakistan, près de 1000 femmes ou adolescentes ont été tuées l’an dernier pour avoir « déshonoré » leur famille, selon la Commission nationale des droits de la personne, qui dénonce « l’impunité » dont jouissent les auteurs de ces meurtres. Or des lois interdisent les mariages forcés et pénalisent les crimes d’honneur au Pakistan, mais elles se heurtent le plus souvent à des coutumes ancestrales, à une interprétation rigoriste de l’islam ou à l’indifférence de la police.

 

Dans un retournement inattendu, le mari de la jeune Farzana a avoué au cours des derniers jours avoir étranglé sa première épouse il y a quelques années. Mais l’homme avait rapidement été libéré.