Syrie: rendez-vous à Genève en janvier

L’émissaire de l’ONU et de la Ligue Arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi, qui prépare la conférence, a retrouvé lundi matin à Genève les vice-ministres des Affaires étrangères russes, Guennadi Gatilov et Mikhaïl Bogdanov, et la sous-secrétaire d’État américaine, Wendy Sherman.<br />
Photo: Salvatore Di Nolfi AP L’émissaire de l’ONU et de la Ligue Arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi, qui prépare la conférence, a retrouvé lundi matin à Genève les vice-ministres des Affaires étrangères russes, Guennadi Gatilov et Mikhaïl Bogdanov, et la sous-secrétaire d’État américaine, Wendy Sherman.

La conférence de paix internationale destinée à trouver une solution politique au conflit syrien, dite Genève-2, se tiendra le 22 janvier prochain, a annoncé lundi l’ONU.

 

Le porte-parole de M. Ban Ki-moon a précisé dans un communiqué que l’objectif de cette conférence est la mise en oeuvre du plan du 30 juin 2012. Il avait été laborieusement adopté par les grandes puissances et les pays voisins de la Syrie lors d’une première conférence à Genève, sans participation syrienne, puis confirmé par la résolution 2118 du Conseil de sécurité en 2013. Il n’a jamais été mis en oeuvre et il avait été jusqu’à maintenant impossible de trouver un accord pour Genève-2.

 

La conférence de paix internationale, dite de Genève-2, est censée rassembler régime et opposition à une même table de négociations pour mettre fin au conflit qui a fait plus de 120 000 morts en deux ans et demi.

 

L’émissaire de l’ONU et de la Ligue Arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi, qui prépare la conférence, a retrouvé lundi matin à Genève les vice-ministres des Affaires étrangères russes, Guennadi Gatilov et Mikhaïl Bogdanov, et la sous-secrétaire d’État américaine, Wendy Sherman.

 

Une des questions qui devra être réglée est la forme que pourrait prendre la participation à la conférence de l’Iran, allié de Damas, et de l’Arabie saoudite, qui soutient l’opposition. « Il pourrait y avoir un compromis par lequel l’Iran et l’Arabie saoudite participent aux réunions en marge de la conférence, mais pas aux discussions elles-mêmes », a commenté un haut responsable occidental. Samedi, M. Brahimi a profité des négociations sur le nucléaire iranien pour s’entretenir rapidement avec le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. Il s’est aussi entretenu avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

 

Si l’opposition syrienne, extrêmement divisée sur le sujet, a annoncé son accord pour participer à des négociations de paix, elle a posé comme condition que le président Bachar al-Assad quitte le pouvoir et soit exclu de toute phase transitoire. Le régime syrien exclut, lui, tout départ de M. Assad.

 

« La question de savoir si Assad compte envoyer une délégation à Genève qui aura un pouvoir décisionnel est encore en suspens », a expliqué un diplomate de l’ONU.

 

Lors de Genève-1 en juin 2012, les ministres des grandes puissances et des pays voisins de la Syrie avaient adopté un plan pour un règlement politique du conflit, avec la mise en place d’un gouvernement de transition et d’union nationale, incluant différentes composantes politiques syriennes, doté de tous les pouvoirs. Il sera chargé de préparer des élections et une réforme constitutionnelle.