Enlèvement en Syrie: quatre employés de la Croix-Rouge sont libérés

Un porte-parole du CICR à Damas a déclaré que l'enlèvement s'était produit près de la ville de Saraqeb, photographiée ci-dessus lors d'une attaque au mois de septembre.
Photo: Archives Edlib News Network ENN AP Un porte-parole du CICR à Damas a déclaré que l'enlèvement s'était produit près de la ville de Saraqeb, photographiée ci-dessus lors d'une attaque au mois de septembre.
Beyrouth — Quatre des sept employés de la Croix-Rouge qui avaient été enlevés en Syrie ont été relâchés, a annoncé lundi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le sort des trois autres employés qui ont été enlevés dimanche demeure incertain.

«Trois collègues du CICR et le volontaire du SARC (Croissant Rouge arabe syrien) ont été libérés et sont sains et saufs», a déclaré un porte-parole du CICR, Ewan Watson, à l'Agence France-Presse. «Nous sommes dans l’attente de plus d’informations sur les trois autres collègues», a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt dans la journée, le CICR a fait part de sa détermination à poursuivre ses missions en Syrie tout en assurant que la sécurité de son personnel était une priorité.

Des hommes armés avaient kidnappé sept employés de la Croix-Rouge, dimanche, après avoir arrêté leur convoi dans une région rurale du nord de la Syrie. Simon Schorno, un porte-parole du CICR à Damas, avait déclaré que l'enlèvement s'était produit près de la ville de Saraqeb, dans la province d'Idlib, vers 11h30, heure locale, alors que l'équipe se dirigeait vers la capitale syrienne. M. Schorno avait refusé de préciser la nationalité des six employés de l'organisation.

Selon l'agence de presse officielle de la Syrie, les assaillants auraient ouvert le feu sur le convoi de quatre véhicules avant d'enlever les sept personnes. L'agence a mis ce kidnapping sur le compte des «terroristes», le terme utilisé par le gouvernement du président Bachar al-Assad pour désigner ses opposants.

Simon Schorno a expliqué que l'équipe se trouvait sur le terrain depuis le 10 octobre afin d'évaluer les besoins médicaux des habitants et de déterminer comment leur venir en aide. Il a reconnu que la région où les employés avaient été enlevés était un endroit dangereux.

Les rebelles syriens ont conquis la majorité des zones rurales de la province d'Idlib et du reste du nord de la Syrie au cours de la dernière année. Les enlèvements y sont fréquents et visent plus particulièrement les travailleurs humanitaires et les journalistes étrangers.

Des jihadistes responsables?

Selon une ONG syrienne citée par l'Agence France-Presse, des jihadistes en Syrie seraient responsables de l’enlèvement. «L’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) a libéré des employés du CICR et un membre du Croissant rouge syrien qu’il avait enlevés la veille sur la route reliant Saraqeb et Sarmine» dans la province d’Idleb, a dit l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’État islamique d’Irak et du Levant est un groupe jihadiste affilié à al-Qaïda qui combat les troupes du président Bachar al-Assad.

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