Israël orphelin de l’«épouvantail» que constituait Ahmadinejad

Depuis l’annonce de la victoire d’Hassan Rohani à la présidentielle iranienne, les faucons israéliens sont montés au créneau pour répéter que cette élection ne changeait pas la donne et qu’il fallait maintenir la pression sur Téhéran.
Photo: Agence France-Presse (photo) Atta Kenare Depuis l’annonce de la victoire d’Hassan Rohani à la présidentielle iranienne, les faucons israéliens sont montés au créneau pour répéter que cette élection ne changeait pas la donne et qu’il fallait maintenir la pression sur Téhéran.

Jérusalem — Avec le départ de Mahmoud Ahmadinejad et l’arrivée d’un modéré à la tête de l’Iran, Israël perd l’« épouvantail » pratique pour tenter de persuader ses alliés occidentaux de recourir à l’option militaire contre le programme nucléaire iranien, selon des experts israéliens.


« Qu’allons-nous faire sans l’épouvantail, le fanatique Ahmadinejad ? Qu’allons-nous devenir sans le « Hitler perse » ? Nous allons soit devoir revenir à la réalité, soit nous trouver rapidement un nouveau Satan », ironisait dimanche le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot.


Depuis l’annonce de la victoire surprise de Hassan Rohani, le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et les faucons de son gouvernement sont montés au créneau pour répéter que cette élection ne changeait pas la donne et qu’il fallait maintenir la pression sur Téhéran.


« La communauté internationale ne devrait pas se bercer d’illusions et être tentée d’alléger la pression exercée sur l’Iran pour qu’il cesse son programme nucléaire », a plaidé M. Nétanyahou lors du conseil des ministres dimanche.


M. Nétanyahou a souligné que les dirigeants religieux iraniens avaient empêché les candidats qu’ils n’aimaient pas de prendre part à la course.


L’État hébreu estime que l’Iran constituerait une grave menace pour lui si elle se dotait de l’arme nucléaire, notamment parce qu’elle a appelé à sa destruction et qu’elle appuie des groupes militants anti-israéliens.


Téhéran assure que son programme nucléaire est pacifique, une affirmation rejetée par Israël et plusieurs pays occidentaux.


Le premier ministre israélien a déclaré que les sanctions contre l’Iran devaient même être augmentées parce que c’était la seule façon de mettre un terme à ses activités nucléaires, qu’il a décrites comme « la plus importante menace à la paix mondiale ».

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