Le chef de l’ISAF veut un engagement à long terme

Kaboul — Les progrès accomplis depuis douze ans en Afghanistan pourraient s’effondrer si la communauté internationale arrête de soutenir le pays après 2014, a averti vendredi le commandant de la force internationale de l’OTAN dans le pays (ISAF). « Les progrès que nous avons faits ne seront pas durables sans un engagement international pérenne », a déclaré à plusieurs journalistes étrangers le général Joseph Dunford, chef de l’ISAF, qui prévoit de retirer l’essentiel de ses troupes du pays d’ici la fin 2014. Les bailleurs de fonds étrangers de l’Afghanistan ont déjà promis à Kaboul plusieurs milliards de dollars d’aide après 2014, mais une partie des Afghans craignent d’être abandonnés par la communauté internationale après cette échéance et précipités dans une nouvelle guerre civile. Pour le général Dunford, il faudra davantage d’investissement étranger pour faire de la police et de l’armée afghane des forces de sécurité combattantes modernes, efficaces et aptes à protéger la population, notamment face à la rébellion menée par les talibans, chassés du pouvoir à la fin 2001 et qui combattent depuis le gouvernement de Kaboul appuyé par l’ISAF. « Nous ne sommes pas encore là où on voudrait être » en matière de stabilisation du pays, a ajouté le général Dunford. Selon lui, « une présence internationale continue en matière politique, sécuritaire et de développement est nécessaire pour asseoir les progrès» réalisés.

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