John Kerry poursuit à Rome ses entretiens sur le Proche-Orient

Devant une affiche du président al-Assad et du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah…
Photo: Agence France-Presse (photo) Mahmoud Zayyat Devant une affiche du président al-Assad et du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah…

Le secrétaire d’État américain, John Kerry, a poursuivi mercredi à Rome son périple pour faire avancer les discussions sur la Syrie et relancer le processus de paix israélo-palestinien.


M. Kerry a évoqué à Rome la situation en Syrie. En visite à Moscou mardi, il avait appelé le président Vladimir Poutine à « trouver un terrain d’entente » en vue d’un règlement du conflit syrien, qui a fait plus de 70 000 morts en deux ans. Les États-Unis veulent convaincre la Russie, l’un des derniers soutiens du régime de Bachar al-Assad, d’user de son influence.


Les deux pays espèrent pouvoir organiser d’ici à fin mai une conférence internationale destinée à trouver une solution dans le prolongement de l’accord de Genève conclu en juin.


Le secrétaire d’État et son homologue russe, Sergueï Lavrov, ont accepté de jouer le rôle de quasi-intermédiaires entre l’opposition et le régime de Bachar al-Assad afin de les amener autour de la table de négociations pour constituer un gouvernement de transition.


Washington, qui soutient l’opposition, devrait faire pression sur elle, tandis que Moscou, allié le plus puissant de Damas, devrait tenter de persuader ce dernier de mettre fin au bain de sang.


M. Kerry a par ailleurs rencontré à Rome son homologue jordanien, Nasser Judeh, dont le pays abrite quelque 185 000 réfugiés syriens.


Au total, 1,5 million de Syriens ont fui leur pays depuis le début du conflit pour se réfugier dans les pays voisins, à savoir, outre la Jordanie, la Turquie et le Liban. Le département d’État a annoncé mercredi que Washington allait débloquer 100 millions de dollars supplémentaires en leur faveur, ce qui portera le total de l’aide américaine à 510 millions.


« La coalition nationale syrienne salue les efforts internationaux appelant à une solution politique, […] mais celle-ci ne peut commencer qu’avec le départ de Bachar al-Assad et de son régime », a toutefois réaffirmé mercredi l’opposition syrienne.


De son côté, le premier ministre britannique, David Cameron, qui s’est entretenu dans la journée au téléphone avec M. Kerry, a annoncé mercredi qu’il se rendrait vendredi à Sotchi, en Russie, pour discuter de la Syrie avec le président russe Vladimir Poutine.


M. Kerry a pour sa part annoncé qu’il se rendrait pour la quatrième fois en Israël les 21 ou 22 mai. Toutes les parties « travaillent sur des questions préliminaires » avec « un engagement renouvelé », a-t-il affirmé avant un entretien avec la ministre israélienne de la Justice, Tzipi Livni.

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