Nucléaire - L’Iran se fait exigeant

L’Iran a exigé jeudi que les grandes puissances reconnaissent son droit à l’enrichissement d’uranium et minimisé les chances d’une rencontre bilatérale avec les États-Unis à la veille de nouveaux pourparlers au Kazakhstan, qui s’annoncent difficiles.


Les pays du groupe 5+1 (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine et l’Allemagne) et l’Iran doivent se retrouver vendredi à Almaty, la plus grande ville du Kazakhstan, où les pourparlers sur le programme nucléaire controversé de Téhéran avaient repris fin février après huit mois de suspension.


« Nous pensons qu’ils peuvent ouvrir les négociations demain par une phrase reconnaissant à l’Iran le droit d’enrichir » de l’uranium, a déclaré le principal négociateur iranien, Saeed Jalili, dans un discours prononcé jeudi à Almaty.


M. Jalili a par ailleurs semblé minimiser les chances d’une rencontre bilatérale avec son homologue américaine, la sous-secrétaire d’État américaine, Wendy Sherman, alors que Washington espère depuis des années de telles discussions directes.


« Ce que notre nation attend, c’est que les États-Unis corrigent leur comportement, et pas seulement en paroles », a souligné M. Jalili. « Ceux qui viennent pour des négociations doivent venir avec de la logique, et non pas avec des menaces, en disant que toutes les options sont sur la table. Cela contredit le bon sens », a-t-il ajouté.

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