Le Canada versera 25 millions de plus pour les réfugiés du conflit syrien

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en a appelé à la fin des combats en Syrie «au nom de l'humanité», soulignant que les violences ne montraient aucun signe d'apaisement et que l'exode des réfugiés vers les pays voisins pourrait encore s'intensifier.
Photo: La Presse canadienne (photo) Gustavo Ferrari Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en a appelé à la fin des combats en Syrie «au nom de l'humanité», soulignant que les violences ne montraient aucun signe d'apaisement et que l'exode des réfugiés vers les pays voisins pourrait encore s'intensifier.
Cet argent servira à combler les besoins de nourriture, d'eau, d'abris, de soins médicaux et de sécurité des quelque 700 000 réfugiés qui ont fui le pays depuis le début de la guerre civile, il y a 22 mois.

Le ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, en a fait l'annonce mercredi alors qu'il se trouvait au Koweït dans le cadre d'une conférence de pays donateurs.

Cette contribution porte à 48 millions l'aide du Canada depuis le début du conflit syrien.

900 millions $US des pays du golfe Persique

Les Nations unies ont reçu le jour même des engagements de certains pays du golfe Persique atteignant 900 millions $US en aide à la Syrie.

À Koweït City, les pays du golfe Persique ont promis mercredi de fournir 900 millions $US pour l'aide humanitaire aux Syriens, alors que les réfugiés continuent d'affluer en grand nombre en Jordanie, qui n'arrive plus à répondre aux besoins.

Les promesses faites par les pays du Golfe à la conférence des donateurs au Koweït, de même que celles faites précédemment par l'Union européenne et les États-Unis, permettent de dépasser le total de 1,5 milliard $US en aide immédiate réclamé par les Nations unies. Mais les fonds permettront seulement de couvrir les besoins pour quelques mois.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a ouvert la conférence en appelant à la fin des combats en Syrie «au nom de l'humanité», soulignant que les violences ne montraient aucun signe d'apaisement et que l'exode des réfugiés vers les pays voisins pourrait encore s'intensifier.

Le conseil économique jordanien a annoncé que le royaume avait atteint son point de rupture. La Jordanie a déjà dépensé 833 millions $US pour aider les réfugiés syriens et elle est incapable d'assumer le fardeau financier de la crise, qui lui a déjà coûté trois pour cent de son produit intérieur brut (PIB).

Plus de 700 000 Syriens ont trouvé refuge dans les pays voisins depuis le début de la guerre, dont près de la moitié en Jordanie. Jusqu'à 3000 réfugiés syriens traversent chaque jour la frontière jordanienne.

Des responsables des Nations unies ont prévenu que le nombre de réfugiés pourrait approcher le million plus tard cette année si le conflit en Syrie ne s'apaise pas.

Avant l'ouverture de la conférence, M. Ban avait déclaré à une agence de presse koweïtienne que la réponse humanitaire internationale à la crise en Syrie avait été très limitée jusqu'à maintenant.

L'organisation humanitaire Médecins sans frontières a pour sa part demandé à l'ONU et à la communauté internationale de trouver des moyens d'acheminer plus d'aide vers les secteurs contrôlés par les rebelles, qui ne reçoivent actuellement qu'un infime portion de l'aide humanitaire disponible.

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