Syrie - 80 corps de jeunes exécutés trouvés à Alep

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état de « 65 cadavres non identifiés retrouvés à Boustane al-Kasr », quartier tenu par les rebelles.
Photo: Agence France-Presse (photo) L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état de « 65 cadavres non identifiés retrouvés à Boustane al-Kasr », quartier tenu par les rebelles.

Sur le terrain, les violences n’ont connu aucun répit, avec la découverte notamment de dizaines de corps à Alep, la métropole du Nord en proie aux combats entre soldats et insurgés.


À l’école Yarmouk, où s’entassent les cadavres, un rebelle de l’Armée syrienne libre (ASL), Abou Seif, a affirmé que 78 corps avaient été récupérés dans la rivière Qouweiq et qu’il en restait encore une trentaine que l’ASL ne peut pas récupérer en raison des tireurs embusqués du régime.


« Nous ne savons pas qui ils sont car ils n’ont pas de pièces d’identité », a déclaré un volontaire en aidant à mettre un corps dans un camion. Dans le véhicule, un correspondant de l’AFP a pu compter 15 cadavres.


L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état de « 65 cadavres non identifiés retrouvés à Boustane al-Kasr », quartier tenu par les rebelles.


« Âgés d’une vingtaine d’années, ils ont été exécutés d’une balle dans la tête. Vêtus en civil, la majorité ont les mains liées derrière le dos », a-t-il ajouté. Ils ont été sortis de la rivière qui sépare Boustane al-Kasr et Ansari, quartier également aux mains des rebelles.


Le régime les a « jetés dans la rivière pour qu’ils arrivent dans la zone sous notre contrôle et que les gens croient que nous les avons tués », a affirmé de son côté Abou Seif.


Rebelles et régime s’accusent mutuellement de massacres, mais il n’est pas possible de confirmer les informations de source indépendante.

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