Rare attaque de la Russie contre l’allié syrien

Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a déclaré dimanche que le président syrien Bachar al-Assad avait trop tardé à mettre en oeuvre des réformes politiques, estimant qu’il s’agissait d’une « grave erreur, peut-être fatale ». « Il aurait dû agir beaucoup plus vite et inviter l’opposition pacifique qui était prête à s’asseoir à la table des négociations avec lui. C’est une grave erreur de sa part, peut-être fatale », a déclaré M. Medvedev. Par ailleurs, sur le terrain, les combats sur plusieurs fronts dont celui de Damas et les bombardements de l’artillerie lourde et de l’aviation du régime ne connaissaient aucun répit, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. Les violences ont entraîné la fermeture d’une autoroute stratégique qui relie Damas à Deraa (sud), en faisant état d’un bilan provisoire de 67personnes tuées dimanche dans le pays - 24 civils, 19 rebelles et 24 soldats. Alors que le Liban et la Jordanie réclament des aides urgentes pour faire face aux flux des réfugiés syriens, un responsable iranien a affirmé à Amman que son pays était prêt à aider et une délégation de la Ligue arabe à Beyrouth a obtenu l’assurance que les frontières resteraient ouvertes.

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