Pakistan - Une trentaine de camions-citernes de l'OTAN détruits dans une attaque

Au moins 34 camions se sont enflammés après que deux hommes armés eurent tiré des balles et une roquette contre des camions-citernes de carburant stationnés dans le dépôt de l’OTAN.<br />
Photo: Agence France-Presse (photo) Banaras Khan Au moins 34 camions se sont enflammés après que deux hommes armés eurent tiré des balles et une roquette contre des camions-citernes de carburant stationnés dans le dépôt de l’OTAN.

Quetta, Pakistan — Au moins 34 camions ont été détruits hier lors d'une attaque à la roquette à Quetta (sud-ouest du Pakistan) contre un dépôt utilisé par l'OTAN pour l'approvisionnement des troupes en Afghanistan, a-t-on appris de source policière.

Quelque 44 camions-citernes et camions de marchandises étaient stationnés sur un terminal provisoire à Quetta à la suite de la fermeture par le Pakistan des voies d'approvisionnement de l'OTAN dans la région en réaction à une frappe aérienne de l'organisation atlantique qui avait fait 24 morts parmi les soldats pakistanais.

Selon le chef de la police de Quetta, Ahsan Mehboob, seuls deux de ces véhicules sont intacts tandis que huit autres sont partiellement endommagés, les attaques à la roquette ayant provoqué un incendie.

Des hommes armés non identifiés ont tiré des balles et une roquette contre des camions-citernes de carburant stationnés dans le dépôt de l'OTAN, provoquant un incendie qui a détruit au moins 34 véhicules, a indiqué à l'AFP un responsable de la police pakistanaise.

«Le feu a d'abord pris sur deux camions-citernes et des fuites de carburant ont répandu l'incendie aux autres véhicules», a expliqué ce responsable.

«Il n'y a pas eu de victimes malgré l'importance de l'incendie», a-t-il ajouté en précisant que des véhicules avaient pu être sauvés en les retirant du dépôt.

Selon les autorités locales, un total de 38 véhicules étaient garés dans ce dépôt, l'un des trois mis sur pied par l'OTAN à Quetta et dans ses environs.

Les talibans dans la mire

L'attaque n'a pas été immédiatement revendiquée, mais les talibans ont annoncé à plusieurs reprises leur intention de mener de telles actions pour entraver l'approvisionnement des 130 000 militaires de la force internationale déployée en Afghanistan.

Les talibans et Al-Qaïda lancent régulièrement des offensives dans le nord-ouest du Pakistan et la région afghane limitrophe, que Washington considère comme l'endroit le plus dangereux au monde.
3 commentaires
  • Jason Keays - Inscrit 9 décembre 2011 09 h 11

    Le ravitaillement de l'occupation coloniale

    Depuis l’enclenchement de la guerre, le Pakistan a joué des deux côtés, abritant les insurgés tout en permettant aux États-Unis de mener des raids de drones ou de forces spéciales en échange d’aide monétaire ou militaire. C’est plus de 15 milliards de dollars que les États-Unis ont fournis à Islamabad depuis 2001.

    Les Américains n’ont pas le choix de tolérer le double jeu du Pakistan entre eux et les insurgés islamiques. Pour ravitailler les 200 000 civiles et militaires Occidentaux présent en Afghanistan (qui est un pays sans accès à la mer), l'OTAN doit avoir accès à un port. Les seuls pays frontaliers de l’Afghanistan qui ont un accès à la mer sont la Chine, l’Iran et le Pakistan.

    On comprend donc pourquoi les États-Unis doivent se rabattre sur ce dernier choix. Les trois quarts du ravitaillement, incluant l’essence et les munitions, passent donc par des routes qui partent du port de Karachi et serpentent entre les montagnes jusqu’en Afghanistan. Cet impératif de garder ouvertes les routes du Pakistan donne à ce pays un levier suffisamment puissant pour obliger les États-Unis à garder de bonnes relations avec eux.

  • André Michaud - Inscrit 9 décembre 2011 09 h 57

    complicité pakistanaise

    Qui doute encore de la complicité du Pakistan avec les terroristes islamiques? Et ils possèdent l'arme nucléaire...pas rassurant du tout!

  • Gravelon - Inscrit 10 décembre 2011 10 h 37

    Fiasco

    L!intervention de l'OTAN enAfghanistan est un véritable fiasco. Quelques milliers de morts et milliards de dollars plus tard, les s talibans sont encore plus solides, les petites filles vivent toujours le même calvaire, la corruption, a pauvreté se portent bien, tout le monde a perdu, sauf l'industrie de l'armement.