900 nouveaux logements à Jérusalem-Est

Jérusalem — La mairie israélienne de Jérusalem a approuvé la construction de centaines de logements dans la partie orientale occupée et annexée de la Ville sainte.

«La commission municipale pour la planification et l'urbanisation a approuvé lundi un plan prévoyant la construction de 900 logements à Gilo», un quartier de colonisation juive dans le secteur situé au sud-est de Jérusalem, a affirmé Elisha Peleg, un membre de cette commission.

«La municipalité continuera de construire dans toutes les zones de la ville, aussi bien pour les juifs que pour les Arabes, en fonction du plan d'ensemble, à Gilo comme ailleurs», a-t-il ajouté.

«Ces 800, 900 logements à Gilo ne sont pas une révolution géographique, ils signifient seulement une expansion notable d'une colonie existante qui fera venir davantage d'Israéliens sur place et rendra un compromis plus difficile», a expliqué Hagit Ofran, une représentante du mouvement anticolonisation La Paix maintenant.

«Le plus important est le message politique, à savoir qu'Israël porte tous ses efforts sur la construction à Jérusalem-Est, et non à Jérusalem-Ouest [la partie juive de la ville], en dépit de la communauté internationale et des Palestiniens», a-t-elle ajouté.

Depuis la conquête en juin 1967 de Jérusalem-Est à majorité arabe (270 000 Palestiniens), Israël y a construit une douzaine de quartiers de colonisation, où vivent plus de 200 000 Israéliens, et a proclamé l'ensemble de la ville sa capitale «éternelle et indivisible».

Par ailleurs, le ministre israélien de la Défense, Éhoud Barak, a ordonné de suspendre la restitution à l'Autorité palestinienne des corps de 84 Palestiniens tués après le début de l'occupation des territoires palestiniens en juin 1967, a annoncé hier son porte-parole. «Cette décision a été prise après consultation avec le premier ministre Benjamin Nétanyahou. [...] Nous voulons préalablement à la poursuite de ces discussions procéder à des vérifications sur l'identité des corps en question», a affirmé Barak Seri.

Dans un communiqué de son bureau, le ministre a ensuite précisé que «les corps de terroristes du Hamas qui ont perpétré de graves attentats contre des Israéliens ne seraient pas transférés», citant nommément 10 chefs de la branche armée du mouvement islamiste ou auteurs d'attentats meurtriers.

En outre, M. Barak a «ordonné que les noms de ceux de la bande de Gaza ne soient pas inclus dans la liste en discussion», selon le texte, ce qui concerne une dizaine d'autres tués.