Beyrouth confirme les accusations contre des membres du Hezbollah

Beyrouth —- Le ministre de l'Intérieur libanais, Marwan Charbel, a confirmé hier à l'AFP les noms de quatre suspects, membres du Hezbollah, cités dans les mandats d'arrêt délivrés par le tribunal de l'ONU enquêtant sur l'assassinat en 2005 du premier ministre Rafic Hariri.

M. Charbel a indiqué que le procureur lui avait donné les mandats d'arrêt hier matin et a confirmé les identités de quatre suspects comme étant Moustafa Badreddine, Salim Ayyash, Assad Sabra et Hussein Anaissi. On ignorait hier matin où se trouvaient les quatre hommes.

La télévision libanaise LBC avait cité jeudi soir les nom des deux premiers. Moustafa Badreddine est le beau frère de Imad Moughineh, un des dirigeants du Hezbollah tué en 2008 dans une voiture piégée à Damas. Il est soupçonné d'être le cerveau de l'attentat dans lequel Rafic Hariri avait été tué le 14 février 2005.

Salim Ayyash, également un haut responsable du parti qui détient la nationalité américaine, est soupçonné d'avoir mené l'attaque.

Assad Sabra et Hussein Anaissi sont soupçonnés d'avoir collaboré avec Ahmad Abou Adas, un Palestinien qui avait contacté la télévision al-Jazira après l'assassinat pour le revendiquer.

Le tribunal de l'ONU enquêtant sur l'assassinat de Rafic Hariri a remis jeudi un acte d'accusation sous scellé et quatre mandats d'arrêt au procureur général à Beyrouth Saïd Mirza.

La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a appelé hier toutes les parties au Liban à «coopérer» avec le tribunal spécial de l'ONU.

«Nous appelons le gouvernement du Liban à remplir ses obligations envers le droit international et à soutenir le Tribunal spécial», a déclaré Hillary Clinton dans un communiqué. La chef de la diplomatie américaine a estimé que l'acte d'accusation constituait une «étape importante» susceptible d'offrir au Liban «la chance de se départir de sa longue tradition de violence politique».