Fin du moratoire sur les constructions juives en Cisjordanie - Abbas demande le gel de la colonisation

Manifestation de soutien hier à la colonisation israélienne en Cisjordanie, à quelques heures de la fin du moratoire.<br />
Photo: Agence Reuters Nir Elias Manifestation de soutien hier à la colonisation israélienne en Cisjordanie, à quelques heures de la fin du moratoire.

Benjamin Nétanyahou a appelé hier les colons juifs à la retenue à quelques heures de l'expiration du moratoire sur les constructions neuves dans les implantations juives. De son côté, Mahmoud Abbas a assuré que les Palestiniens ne quitteraient pas immédiatement les pourparlers de paix directs en cas de refus israélien de proroger le moratoire, qui a expiré hier soir.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a de nouveau demandé au premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, de «prendre la décision de geler la colonisation» afin de permettre de continuer les négociations de paix, a déclaré à l'AFP son porte-parole.

«Abou Mazen [surnom d'Abbas] veut continuer les négociations mais Netanyahu doit prendre la décision de geler la colonisation afin de créer une atmosphère favorable à la poursuite du processus de paix et à la réussite des discussions», a affirmé Nabil Abou Roudeina, à l'issue du moratoire israélien sur la construction en Cisjordanie hir soir. Dans un communiqué, Nétanyahou avait auparavant exhorté le président palestinien à «continuer à mener les pourparlers bons et honnêtes que nous venons de lancer pour tenter de parvenir à un accord de paix historique entre nos deux peuples».

Ce communiqué n'a fait aucune mention de l'expiration du moratoire de dix mois sur la colonisation, décrété le 25 novembre dernier, mais le chef du gouvernement israélien avait déjà exclu de le prolonger comme le réclamaient le président américain Barack Obama et la communauté internationale.

«Nous demandons à Netanyahu de ne pas gâcher cette occasion parce qu'il ne n'agit pas seulement du sort des Israéliens et des Palestiniens mais d'une paix exhaustive pour toute la région», a ajouté Abou Roudeina alors que le président de l'Autorité palestinienne se trouve en visite à Paris.

Poursuite des négociations


Malgré l'expiration du moratoire partiel israélien sur les constructions en Cisjordanie hier à minuit, les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens pourraient se poursuivre tant bien que mal, aucun des deux partis ne voulant être tenu responsable de leur échec. Dirigeants israéliens, palestiniens et américains ont mené des discussions intensives à New York pendant le week-end pour tenter de trouver un compromis de dernière minute.

Jusque-là, le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, avait répété qu'il refusait purement et simplement de prolonger le moratoire au-delà des dix mois prévus. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait quant à lui menacé de quitter sans délai les négociations en cas de reprise des constructions. Après avoir campé sur leurs positions pendant des semaines, menaçant de faire capoter les pourparlers qui ont laborieusement repris il y a un mois sous l'égide de Washington, les uns et les autres ont finalement mis de l'eau dans leur vin.

Ligne dure

Sous la pression de son opinion publique et des islamistes du Hamas, Abbas a continué à maintenir en apparence une ligne dure. «Israël doit choisir entre la paix et les colonies», a-t-il ainsi déclaré samedi à la tribune de l'ONU, en dénonçant la «mentalité d'expansion et de domination» d'Israël. Dans une interview au quotidien arabophone Al-Hayat publiée hier, le président palestinien a cependant indiqué que les Palestiniens ne quitteraient pas immédiatement la table des négociations en cas de non-reconduction du gel. Côté israélien, même intransigeance de façade: Nétanyahou, dont le gouvernement repose sur des partis nationalistes et religieux favorables à la colonisation, a pris soin de ne jamais évoquer la possibilité d'une reconduction officielle du moratoire. En revanche, les déclarations, sous couvert de l'anonymat, de plusieurs responsables se sont multipliées ces derniers jours sur les tentatives israéliennes de parvenir à un accord tacite avec les Palestiniens.

Un tel compromis reposerait sur une non-reconduction officielle du moratoire, compensée par des restrictions de fait aux constructions qui se concentreraient essentiellement dans les gros blocs de colonies, probablement rattachés à Israël en cas d'accord de paix.

«Le problème principal pour Nétanyahou, Abbas et Obama est de ne pas perdre la face, estime un responsable diplomatique israélien. Ils sont tous les trois liés par des positions publiques très tranchées. Mais in fine il faudra bien qu'une solution négociée soit trouvée au contentieux de la colonisation et alors forcément un, ou plusieurs d'entre eux, devra renoncer à une partie de ses exigences.»

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Avec l'Agence France-Presse
2 commentaires
  • Jean Rousseau - Inscrit 27 septembre 2010 19 h 57

    LES CLEFS DE LA PERCEPTION


    L'origine de l'aliénation des croyants se trouve due au fait que les prophètes étaient délirants en ce qui concerne leur grandeur. Les différents langages spirituels figés qui ont découlés ont créé, en plus des barrières, des mésententes et des guerres inévitables. Il faudrait que tous comprennent enfin que le seul but poursuivit par le gouvernement israélien consiste à anéantir le peuple palestinien en leur volant le peu de territoire qu'il leur reste, (avec l’accord tacite de nos pleutres dirigeants).

    Les peuples conscientisés s'entraideraient au lieu de se faire manipuler par de véritables spécialistes.

    Jean Rousseau, B. Ps
    chercheur et consultant
    courriel: jeanrousseau1956@live.ca

  • Jean Rousseau - Inscrit 27 septembre 2010 20 h 00

    LES CLEFS DE LA PERCEPTION *corrigé


    L'origine de l'aliénation des croyants se trouve due au fait que les prophètes étaient délirants en ce qui concerne leur grandeur. Les différents langages spirituels figés qui ont découlés ont créé, en plus des barrières, des mésententes et des guerres inévitables. Il faudrait que tous comprennent enfin que le seul but poursuivit par le gouvernement israélien consiste à anéantir le peuple palestinien en leur volant le peu de territoire qu’il leur reste, (avec l’accord tacite de nos pleutres dirigeants).

    Les nations conscientisées s'entraideraient au lieu de se faire manipuler par de véritables spécialistes.

    Jean Rousseau, B. Ps
    chercheur et consultant
    courriel: jeanrousseau1956@live.ca