Sanctions contre l'Iran : Vers une majorité au Conseil de sécurité

Paris —Trois pays sur les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU sont réticents à adopter une nouvelle résolution sanctionnant le programme nucléaire de l'Iran, ce qui permet d'envisager une majorité en sa faveur, selon le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

«Trois pays vont avoir quelques réticences, mais on verra bien. Le texte n'est pas définitif, il va être débattu par les membres non permanents du Conseil de sécurité», a-t-il dit.

Il était interrogé pour savoir si le texte bénéficiait aujourd'hui, selon lui, du soutien d'une majorité des membres du Conseil de sécurité.

Une majorité de 9 membres sur les 15 composant le Conseil de sécurité est nécessaire pour l'adoption d'une nouvelle résolution contre l'Iran, sans veto de l'un des cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) qui ont tous agréé le texte soumis mardi à l'examen de la plus haute instance des Nations unies.

Selon une source diplomatique occidentale, les trois pays en question sont le Brésil et la Turquie, co-signataires lundi avec l'Iran d'un accord visant à stocker en Turquie de l'uranium enrichi iranien, ainsi que le Liban, où la milice chiite libanaise, proche de Téhéran, est représentée par deux ministres.

Selon des diplomates occidentaux, le projet de résolution de l'ONU prohibe la livraison de missiles anti-aériens S-300 vendus par Moscou à l'Iran, mais que ce pays n'a toujours pas reçus.

Le texte du projet de résolution interdit de vendre à l'Iran huit nouvelles catégories d'armes lourdes: chars de combat, véhicules blindés de combat, systèmes d'artillerie de gros calibre, avions de combat, hélicoptères d'attaque, navires de guerre, missiles et systèmes de missile.