Libération de Clotilde Reiss - La gauche réclame plus de transparence

Paris — Des dirigeants de l'opposition réclament la transparence sur les conditions de libération de Clotilde Reiss, le Parti socialiste assurant qu'elle avait donné lieu à des contreparties de Paris à Téhéran.

La France et l'Iran ont démenti tout marchandage en vue du retour en France de la jeune universitaire, dont les peines de prison pour espionnage ont été commuées en amende.

Sur LCI, le député de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, a réclamé l'audition du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, devant la commission ad hoc à l'Assemblée afin qu'il «s'explique» sur les conditions de cette libération.

«Pouvez-vous imaginer que tout cela a été fait pour les beaux yeux de Nicolas Sarkozy?, s'est-il interrogé. Qu'on ne prenne pas le Parlement et les Français pour des demeurés. Il y a eu négociations et multiples interventions».

La libération de Clotilde Reiss après dix mois de détention puis d'assignation à résidence à Téhéran est survenue alors que le calendrier diplomatico-judiciaire est chargé entre la France et l'Iran.

Le 5 mai, la justice française a refusé d'extrader un ingénieur iranien réclamé par les États-Unis. Elle doit se prononcer aujourd'hui sur la liberté conditionnelle d'Ali Vakili Rad, condamné pour l'assassinat de l'ex-premier ministre iranien Chapour Bakhtiar.

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a affirmé sur i Télé que la libération de Clotilde Reiss avait donné lieu à des contreparties de la part de Paris.