Proche-Orient - Obama a demandé à Nétanyahou de bâtir la confiance dans le processus de paix

Il y aura 42 ans en juin qu’Israël a mis la main sur Jérusalem. À droite sur la photo, Pasgat Zeev, qui a été annexé à Jérusalem.
Photo: Agence Reuters Ammar Awad Il y aura 42 ans en juin qu’Israël a mis la main sur Jérusalem. À droite sur la photo, Pasgat Zeev, qui a été annexé à Jérusalem.
Israël doit faire en sorte d'établir «la confiance» dans le processus de paix au Proche-Orient, a déclaré à son interlocuteur M. Obama, dont les propos ont été rapportés par son porte-parole, Robert Gibbs.

Les deux pays traversent une crise grave, déclenchée par l'annonce de la construction de logements israéliens à Jérusalem-Est, dont l'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale. M. Nétanyahou a réaffirmé mardi à Washington que Jérusalem était, pour Israël, la capitale de l'État hébreu.

M. Nétanyahou s'est entretenu à deux reprises mardi soir avec le président Obama. Après un premier entretien de 90 minutes à la Maison-Blanche, M. Nétanyahou a demandé à contacter ses collaborateurs, a indiqué un responsable américain ayant requis l'anonymat. Puis il a souhaité revoir le président américain. Un second entretien de 35 minutes a alors eu lieu entre les deux hommes. Fait inhabituel, M. Obama ne s'est pas présenté devant les caméras avec son visiteur.

Les pays arabes

Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a indiqué hier qu'il allait demander aux dirigeants arabes de s'impliquer en faveur de négociations indirectes entre Israël et les Palestiniens proposées par les États-Unis, lors du sommet de la Ligue arabe samedi à Syrte, en Libye.

«Je vais les exhorter à soutenir les négociations de proximité. Il est crucial que les pays arabes aident à créer une atmosphère favorable dans laquelle les discussions puissent réussir», a-t-il déclaré au Conseil de sécurité.

«Comme l'a dit le Quartette, les discussions de proximité doivent avancer et conduire à des négociations directes entre les parties le plus tôt possible», a-t-il ensuite insisté devant la presse. «Nous ne devons pas permettre que les négociations soient compromises par les provocations», a-t-il ajouté. Le secrétaire général de l'ONU a déploré que ces efforts se déroulent sur fond de «crise de confiance suscitée par les projets d'Israël d'établir de nouvelles colonies à Jérusalem-est».

Condamnation

Le Conseil des droits de la personne de l'ONU réuni à Genève a condamné hier, malgré l'opposition des États-Unis, la construction de «logements pour des colons israéliens» à Jérusalem-Est. Le texte dénonce «le caractère illégal des colonies israéliennes dans les territoires occupés, y compris Jérusalem-Est».

Le Conseil «déplore les annonces récentes d'Israël concernant la construction de nouveaux logements pour des colons israéliens à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est occupée, qui compromettent le processus de paix et la création d'un État palestinien d'un seul tenant, souverain et indépendant».

Dans une autre résolution, adoptée par 31 voix contre 9 (les Européens et les États-Unis) et 7 abstentions, le Conseil a condamné «les violations graves des droits de l'homme commises par Israël dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est».

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