Afghanistan - Deux autres chefs talibans sont capturés

Deux hauts responsables talibans ont été capturés quelques jours après l'arrestation de leur chef militaire au Pakistan, a indiqué hier un responsable militaire américain.

Les deux chefs talibans sont le mollah Abdul Salam, basé à Kunduz, et le mollah Mir Mohammed, qui était basé dans la province de Baghlan. Ils ont été capturés au Pakistan, rapportait hier le New York Times, citant des responsables afghans.

Les deux hommes jouaient le rôle de «gouverneurs fantômes» de deux provinces du nord de l'Afghanistan, dans le cadre des efforts des talibans pour affaiblir l'autorité du gouvernement central de Kaboul.

Ces arrestations constituent un nouveau coup dur pour la hiérarchie des talibans, après l'annonce mercredi par l'armée pakistanaise de la capture du mollah Abdul Ghani Baradar, présenté comme leur chef militaire et le second du mollah Mohammed Omar, chef suprême des talibans.

Impatience

Six jours après le lancement d'une offensive de l'OTAN dans le sud de l'Afghanistan, il est difficile de savoir si les talibans battent en retraite, mais des commerçants demandent déjà aux soldats quand ils pourront reprendre une activité normale.

Une atmosphère de sécurité sans doute trompeuse règne à Marjah, dernier bastion taliban dans la province du Helmand, où les troupes alliées s'attendent à de nouveaux combats.

La compagnie Bravo, qui appartient au premier bataillon du VIe régiment de marines, n'a pas eu la tâche facile depuis son acheminement par hélicoptère samedi à Marjah dans le cadre d'une des missions les plus importantes qu'ait lancées l'OTAN en vue de stabiliser l'Afghanistan. Ses hommes ont essuyé à plusieurs reprises des tirs d'armes lourdes et se sont heurtés à des tireurs d'élite. Ils doivent en outre se garder contre les pièges explosifs.

«Nous avons sécurisé le secteur [du hameau] de Koru Chareh et nous efforçons de rouvrir le bazar. Aujourd'hui, des habitants nous ont demandé quand ils pourront rouvrir leurs boutiques», a rapporté le lieutenant Mark Greenlief.

Dans un communiqué, l'OTAN note que des combattants ennemis toujours présents dans le secteur de Marjah se livrent à des attaques directes, mais que les forces alliées contrôlent les points stratégiques.

Le succès de l'opération dépend pour beaucoup de la capacité des troupes à gagner la confiance des civils, à la fois en évitant de faire des victimes parmi eux et en prêtant attention à leurs griefs.