Au moins 11 morts et 32 disparus dans le naufrage d'un navire au large du Liban

Tripoli — Les secours ont repêché hier onze corps après le naufrage la veille par gros temps au large du nord du Liban d'un navire avec 82 personnes à bord, et continuaient à rechercher 32 personnes.

Le Danny F II, un navire battant pavillon panaméen en provenance d'Uruguay qui transportait des milliers de moutons et de bovins, a coulé jeudi vers 19H30 (17H30 GMT) en l'espace «d'une demi-heure», selon un témoin.

«Jusqu'à présent, nous avons récupéré onze corps et secouru 39 personnes», dont des membres d'équipage et des passagers, a indiqué hier soir Ahmad Tamer, directeur du port de Tripoli, où les opérations de sauvetage étaient centralisées.

«Les conditions de travail [pour le sauvetage] sont très dures» en raison de la tempête, a-t-il dit, tout en exprimant l'espoir que davantage de survivants seraient trouvés.

Selon lui, la plupart des personnes hospitalisées devraient pouvoir en sortir bientôt.

La Croix-Rouge libanaise a cependant affirmé dans un communiqué que ces survivants souffraient d'«épuisement, de fractures et de commotion cérébrale».

Trente des rescapés sont arrivés à bord de chaloupes

de sauvetage de la Force des Nations unies au Liban (FINUL), qui participent aux secours, et ont été transportés vers les hôpitaux de Tripoli (nord), selon un journaliste de l'AFP sur place.

Huit autres ont été transportés par hélicoptère en raison de leur état de faiblesse.

Trempés, les pieds nus et grelottant bien qu'enroulés dans une couverture, certains pleuraient, d'autres étaient visiblement soulagés.

L'Uruguayen Nicolas A-chard, un survivant, a raconté par téléphone à la radio uruguayenne El Espectador que le navire avait coulé «en une demi-heure».

Avec la tempête, le navire s'est incliné et «a commencé à piquer du nez comme le Titanic», a-t-il dit, depuis un hôpital de Tripoli.

«Lorsque je me suis jeté à l'eau, je n'avais pas de gilet de sauvetage car je n'ai pas pu en trouver. Les vagues étaient très hautes et j'ai été pris de panique», a expliqué à l'AFP un autre rescapé, Jonathan, un Philippin.

«L'eau était glacée et j'ai senti une douleur à la poitrine. Je croyais que j'allais mourir», a-t-il ajouté.

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