Pakistan - Les attentats se poursuivent

Rawalpindi — Un attentat suicide à la moto piégée a tué au moins 35 personnes hier au Pakistan, en proie à une vague de violences qui a fait plus de 2400 morts en deux ans, alors que les Nations unies ont annoncé le retrait de leur personnel expatrié du nord-ouest du pays.

Au même moment, l'armée pakistanaise a affirmé qu'elle s'était emparée de Kanigurram, l'une des principales places fortes des talibans dans le district tribal du Sud-Waziristan. Plus tard dans la soirée, un double attentat suicide visant un poste de contrôle de la police a blessé sept personnes à Lahore, la deuxième ville du Pakistan.

Rawalpindi a déjà été frappée à de nombreuses reprises par des attaques visant l'armée, qui a annoncé un nouveau succès dans son opération au Waziristan, avec la prise d'un «centre opérationnel» des talibans et des islamistes ouzbeks.

Ces attaques ont conduit hier l'ONU à retirer son personnel expatrié de la Province de la frontière du Nord-Ouest (NWFP) et des zones tribales, à l'exception de ceux engagés dans des opérations jugées vitales.

La capitale de la NWFP, Peshawar, a été frappée mercredi par l'explosion d'une voiture piégée qui a fait 134 morts et disparus.

Les zones tribales sont devenues, depuis la chute des talibans en Afghanistan fin 2001, un sanctuaire d'Al-Qaïda, le fief des talibans pakistanais et une base arrière de leurs alliés les talibans afghans.

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