Les Européens se font conciliants

Rhodes - Les ministres européens des Affaires étrangères ont tenté hier de calmer le jeu sur le dossier de l'Irak, où deux dirigeants du régime de Saddam Hussein sont tombés aux mains des forces de la coalition américano-britannique.

Réunis de manière informelle dans un grand hôtel de l'île grecque de Rhodes, les chefs de la diplomatie ont d'abord cherché à «se concentrer sur ce qui peut les réunir sur l'Irak et le Moyen-Orient», selon les termes d'un diplomate.

Les Quinze ont marqué leur accord de principe pour un retour rapide de leurs chargés d'affaires en Irak. Le Britannique Jack Straw a plaidé pour que l'UE mette sa «grande expérience» au service de «la reconstruction et de la réhabilitation» de l'Irak. Il a eu dès son arrivée un aparté apparemment détendu avec le Français Dominique de Villepin.

Plus tard en soirée, il s'est félicité de «l'atmosphère constructive» dans laquelle les discussions se déroulaient. M. de Villepin a assuré à la presse que la France voulait «travailler» avec les Américains et les Britanniques en Irak, mais seulement dans le cadre de l'ONU, «qui apporte efficacité, transparence et légitimité».

La Commission européenne et la présidence grecque ont néanmoins tenu à rappeler que les Quinze devaient encore trouver un «accord politique» sur une vision plus précise de l'après-guerre, notamment sur le rôle de l'ONU.