Gaza : le cessez-le-feu ne tient plus

Gaza — Six Palestiniens ont été tués hier dans la bande de Gaza dans une nouvelle vague de combats entre les mouvements rivaux Hamas et Fatah qui a fait voler en éclats un fragile cessez-le-feu observé depuis mardi.

Des affrontements armés ont éclaté dans divers endroits de la bande de Gaza après la mort d'un officier de la garde présidentielle de Mahmoud Abbas par des tirs d'activistes du mouvement islamiste Hamas, à Nousseirat, dans le centre du territoire. Trois autres membres de la garde présidentielle ont péri dans des combats dans le même secteur, selon les sources médicales.

Un cinquième Palestinien a été tué par des tirs lors de combats à Jabalya. Enfin, un sixième Palestinien, membre de la Force exécutive relevant du ministère de l'Intérieur contrôlé par le Hamas, a été tué en soirée lors d'échanges de tirs à Gaza.

Tout a commencé lorsque des hommes armés du Hamas ont intercepté un convoi transportant tentes, matelas, latrines et autres équipements venant d'Égypte et destinés à la garde présidentielle, fidèle au parti Fatah, a indiqué un porte-parole de cette force.

Ils ont confisqué deux des camions du convoi et les ont vidés dans une mosquée de Nousseirat, a-t-il ajouté, soulignant que le convoi n'acheminait pas d'armes comme l'affirme le Hamas.

Un peu plus tôt, le Hamas avait affirmé qu'un pays arabe, qu'il n'a pas cité, avait envoyé la veille une cargaison d'armes destinée à la garde présidentielle, comprenant des jeeps militaires et des obus, qui auraient transité par l'Égypte.

Le Fatah a démenti, de même que le chef d'une délégation sécuritaire égyptienne basée à Gaza, Bourhan Hammad.

Mercredi, le Hamas avait accusé l'administration américaine de chercher à provoquer une guerre civile dans les territoires palestiniens en annonçant une aide de plus de 86 millions aux forces fidèles au président Abbas.

Les nouvelles violences surviennent à la veille d'une réunion à Washington des chefs de diplomatie du Quartette pour le Proche-Orient pour harmoniser leurs positions sur les efforts destinés à ranimer un processus de paix israélo-palestinien moribond.

Le gouvernement issu du Hamas est boycotté et privé d'aide financière directe par le Quartette pour son refus de reconnaître le droit à l'existence d'Israël et les accords israélo-palestiniens passés.