Hamas et Fatah s'entendent sur le successeur d'Haniyeh

Pendant que les négociations se poursuivaient hier entre le Hamas et le Fatah, plusieurs Palestiniens ont envahi les rues de Gaza à l’occasion des célébrations du deuxième anniversaire de la mort du président Yasser Arafat.
Photo: Agence Reuters Pendant que les négociations se poursuivaient hier entre le Hamas et le Fatah, plusieurs Palestiniens ont envahi les rues de Gaza à l’occasion des célébrations du deuxième anniversaire de la mort du président Yasser Arafat.

Gaza — Les mouvements palestiniens Fatah et Hamas sont tombés d'accord sur le nom du prochain premier ministre pour prendre la tête d'un cabinet d'union nationale, attendu fin novembre, a-t-on appris hier auprès des deux organisations.

Il s'agit de Mohammad al-Chbeir, ancien président de l'Université islamique de Gaza, ont indiqué des responsables du Hamas et de l'entourage du président Mahmoud Abbas, issu du Fatah. «Jusqu'à présent, personne ne m'a officiellement demandé d'assumer les fonctions de premier ministre mais si cela devait être le cas, je serais heureux de servir mon peuple», a déclaré M. Chbeir.

Un proche de Mahmoud Abbas a indiqué que «le Hamas avait proposé trois noms qui tous avaient l'assentiment du président Abbas, mais le Hamas a marqué sa préférence pour Mohammad al-Chbeir».

Mohammad al-Chbeir est considéré comme un sympathisant du mouvement islamiste Hamas, mais n'a jamais appartenu à l'organisation. Il a affirmé hier «n'appartenir à aucun mouvement et avoir de la sympathie» pour toutes les formations palestiniennes.

L'annonce de l'accord entre le Hamas et le Fatah intervient alors que les deux mouvements se sont réunis à Gaza pour discuter de la composition du futur cabinet d'union nationale, attendu fin novembre. Ces discussions interviennent «après un accord» entre M. Abbas et l'actuel premier ministre Ismaïl Haniyeh «sur le programme politique du gouvernement», selon Khalil al-Hayya, chef du bloc Hamas au Parlement, qui dirige les négociations pour le mouvement islamiste.

Les deux mouvements n'ont pas dévoilé les détails de cet accord, qui butait jusqu'ici sur la rigidité des islamistes quant aux questions de la reconnaissance d'Israël et des accords israélo-palestiniens passés.

Les pourparlers doivent encore porter, selon M. Khalil al-Hayya, «sur la structure et la forme de ce gouvernement, le nombre de ministères et les portefeuilles qui seront distribués aux mouvements». Les discussions se sont déroulées au bureau de M. Haniyeh. La délégation du Fatah était dirigée par Ahmed Qoreï, un conseiller du président Abbas.

Samedi, Mahmoud Abbas avait annoncé que le cabinet d'union verrait «le jour avant la fin du mois». «J'apporte une bonne nouvelle à notre peuple: nous avons réalisé une grande avancée sur la voie de la formation d'un gouvernement d'union nationale qui peut briser le blocus», a-t-il dit à l'occasion des célébrations du deuxième anniversaire de la mort de Yasser Arafat.