Haniyeh se dit prêt à s'effacer

Gaza — Le premier ministre palestinien issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a confirmé hier qu'il était prêt à s'effacer devant un chef de gouvernement d'union nationale avec le Fatah qui permettrait de lever le blocus financier occidental.

Prenant la parole lors de la grande prière hebdomadaire dans une mosquée de Gaza, il a reconnu que les Occidentaux voulaient «que le premier ministre change», ajoutant: «Je préfère que le blocus soit levé et que cessent les souffrances» du peuple palestinien.

Le dirigeant du Hamas a exprimé l'espoir que les efforts de son mouvement et du Fatah de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité autonome palestinienne, pour former un gouvernement d'union aboutiraient dans les trois semaines à venir.

Abbas a par la suite déclaré à Ramallah, en Cisjordanie, que ces efforts «porteront leurs fruits bientôt».

Haniyeh, qui a rencontré Abbas cette semaine, lui a soumis une liste de possibles remplaçants ayant l'aval du Hamas, a-t-on appris de source autorisée palestinienne, bien que Haniyeh ait démenti cette information. Haniyeh a indiqué que le dialogue avec le Fatah d'Abbas et les autres factions palestiniennes reprendrait la semaine prochaine après avoir été gelé par le bombardement d'artillerie israélien qui a tué 18 civils mercredi à Beït Hanoun, dans le nord de Gaza.

«Nous avons jeté les bases et établi les règles pour former un gouvernement d'unité nationale. J'espère que, d'ici une à deux semaines, cette question sera réglée.»

Les dirigeants palestiniens espèrent que la mise sur pied d'un gouvernement d'union comprenant notamment des technocrates ouvrira la voie à la levée des sanctions décrétées par les pays occidentaux lors de l'accession du Hamas aux affaires, en mars.

Mais le mouvement islamiste refuse obstinément d'accéder à leur condition sine qua non, à savoir reconnaître Israël ou participer à un gouvernement admettant le droit à l'existence de l'État juif.