Silvio Berlusconi s'accroche

Rome — Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a déclaré hier soir qu'il n'avait pas démissionné lors de son entrevue avec le président du pays, laissant ainsi planer un doute sur le règlement de la crise gouvernementale.

Un peu plus tôt, des alliés du gouvernement avaient annoncé que Berlusconi avait accepté un remaniement ministériel d'envergure — ce qui, aux termes de la constitution italienne, impliquait qu'il démissionne momentanément avant de présenter un nouveau cabinet au parlement.

La crise politique avait paru surmontée, l'Union des démocrates-chrétiens (UDC) ayant annoncé un accord avec le président du Conseil sur son retour au gouvernement, ce qui évitait des élections législatives anticipées.

Après avoir rencontré des dirigeants de la coalition et, selon certains, accepté un ensemble de changements, Berlusconi s'est rendu auprès du président Carlo Azeglio Ciampi dans le but apparent de lui présenter sa démission, comme le veut la constitution avant un remaniement ministériel important.

Mais à l'issue d'un entretien d'une heure, il a déclaré aux journalistes qu'il n'avait pas démissionné et qu'il n'y avait pas eu d'accord sur un remaniement, semant la confusion sur le point de savoir si la crise était terminée.