Des inspections «renforcent les soupçons de sabotage» des gazoducs Nord Stream

L’une des quatre fuites de gaz sur l’un des gazoducs Nord Stream endommagés en mer Baltique, en septembre 2022.
Commandement de la défense du Danemark / Agence France-Presse L’une des quatre fuites de gaz sur l’un des gazoducs Nord Stream endommagés en mer Baltique, en septembre 2022.

Les premières inspections menées cette semaine sur le site des fuites des gazoducs Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique « renforcent les soupçons de sabotage », a annoncé le parquet suédois jeudi.

« Nous pouvons constater qu’il y a eu des détonations près de Nord Stream 1 et 2 dans la zone économique exclusive suédoise, qui ont entraîné d’importants dégâts sur les gazoducs », a déclaré par communiqué le procureur spécial chargé de l’enquête du côté suédois. « Les inspections sur les lieux de l’incident ont renforcé les soupçons de sabotage aggravé. Des saisies [d’éléments de preuve] ont été faites sur place et vont être examinées », a ajouté Mats Ljungqvist.

La Suède, qui avait établi lundi un périmètre de plusieurs kilomètres autour du site pour les besoins de l’enquête, a annoncé la levée des restrictions de circulation maritime.

Aucune précision n’a été fournie sur la façon dont ont été menées les inspections sous-marines. Côté suédois, le service de renseignement a pris la direction de l’enquête, en lien avec le procureur spécial et différentes autorités.

Provoquées par deux explosions d’origine inconnue le 26 septembre, les énormes fuites de méthane ont cessé lundi sur Nord Stream 1. Une petite fuite se poursuivait jeudi matin sur Nord Stream 2, selon les gardes-côtes suédois. Plusieurs pays y ont rapidement vu un acte de sabotage.

Soupçonnée d’être à l’origine des explosions, la Russie a contre-attaqué dès la semaine dernière, pointant du doigt les États-Unis, qui ont à leur tour nié toute responsabilité.

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