En quête d’un nouveau souffle, Macron dévoile son nouveau gouvernement

Le président Emmanuel Macron (au centre, à l’arrière-plan) lors du premier conseil des ministres de son nouveau gouvernement, lundi
Christophe Petit Tesson Pool via Agence France-Presse Le président Emmanuel Macron (au centre, à l’arrière-plan) lors du premier conseil des ministres de son nouveau gouvernement, lundi

En quête d’un nouveau souffle après le revers subi aux législatives de juin, le président Emmanuel Macron a dévoilé lundi le nouveau gouvernement français qui sera chargé de mettre en oeuvre ses réformes sans majorité absolue à l’Assemblée nationale et face à une opposition remontée.

Fruit d’intenses tractations, la nouvelle équipe de la première ministre Elisabeth Borne fait la part belle aux alliés centristes du camp présidentiel sans intégrer de grosses prises à gauche ou à droite, comme cela avait pu être le cas lors du premier quinquennat du chef de l’État.

Sonné par la perte de sa majorité absolue à la chambre basse du Parlement, M. Macron avait évoqué fin juin l’option d’un « accord de gouvernement » réunissant les partis socialiste, écologiste, communiste et de droite, à l’exception de l’extrême droite et de la gauche radicale.

S’exprimant lundi en préambule du premier conseil des ministres du nouvel exécutif, le président centriste-libéral a estimé qu’il convenait de « prendre acte de l’absence de volonté des partis de gouvernement de participer à un accord de gouvernement ou toute forme de coalition ».

Qu’importe. Le nouveau gouvernement est en mesure de « bâtir des compromis » et de « renforcer, élargir la majorité présidentielle, texte de loi par texte de loi », a assuré de son côté son entourage.

Parmi les points marquants du remaniement, le départ du ministre Damien Abad (Solidarités, Autonomie et Personnes handicapées), visé par une enquête pour tentative de viol, qui a dénoncé lundi des « calomnies ignobles ».

« Les conditions de sérénité n’étaient plus présentes », a expliqué le nouveau porte-parole du gouvernement Olivier Véran.

Chrysoula Zacharopoulou (Développement), visée par deux plaintes pour viols qui auraient été commis dans le cadre de sa profession de gynécologue, conserve, elle, son poste.

 

« Faire rayonner l’Europe »

Comme prévu, le remaniement a acté les départs d’Amélie de Montchalin (Transition écologique), Brigitte Bourguignon (Santé) et Justine Bénin (Mer), toutes trois battues lors des législatives de fin juin.

Plus inattendu, le ministre délégué chargé de l’Europe Clément Beaune devient ministre des Transports. Il est remplacé par l’économiste Laurence Boone, qui a assuré qu’elle comptait « contribuer à faire rayonner l’Europe ».

Le nouveau casting du gouvernement II d’Elisabeth Borne, qui compte au total 41 membres dont 20 femmes, a été accueilli fraîchement par l’opposition.

La France insoumise (gauche radicale) a dénoncé un « non-évènement » tandis que Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national (extrême droite) qui a fait une percée historique lors des législatives, a estimé qu’Emmanuel Macron « ignorait » une « nouvelle fois le verdict des urnes et la volonté des Français d’une autre politique ».

« Un filet d’eau tiède sur un volcan en fusion », a tancé de son côté le patron des socialistes Olivier Faure.

Motion de censure

 

Ce remaniement survient dans un contexte délicat pour Emmanuel Macron, réélu le 24 avril face à l’extrême droite.

Le chef de l’État, qui avait fait passer ses réformes globalement sans peine lors de son premier quinquennat, devra cette fois-ci nouer des alliances au cas par cas pour tenter de faire passer ses mesures phares.

Les deux premiers textes qui seront examinés par l’Assemblée seront le projet de loi sanitaire, à partir du 11 juillet, suivi du projet de loi sur le pouvoir d’achat dès le 18 juillet.

Le 25 juin, le président avait indiqué à l’Agence France-Presse que le projet présidentiel, tout comme celui de la majorité présidentielle, pourrait « être amendé ou enrichi », à condition toutefois que les modifications n’entraînent pas une hausse des impôts ou de la dette.

Le discours de politique générale d’Elisabeth Borne mercredi devant le Parlement fait figure de baptême du feu pour la cheffe du gouvernement, qui ne sollicitera pas la confiance des parlementaires.

Dénonçant cette décision, la gauche radicale a annoncé son intention de déposer une motion de censure, qui pour être adoptée et entraîner la démission du gouvernement, doit être approuvée par une majorité absolue de députés (289).

Le député des Français du Canada devient ministre

Le député représentant les Français résidant au Canada, Roland Lescure, joint le gouvernement d’Emmanuel Macron en tant que ministre délégué chargé de l’Industrie.

L’annonce a été faite par communiqué, lundi, à Paris, dans le cadre du remaniement ministériel. M. Lescure s’est dit « extrêmement honoré » de cette nomination. « Je suis déterminé, auprès de Bruno Lemaire [ministre de l’Économie et des Finances] à contribuer à faire réussir nos entreprises industrielles, et les millions de Françaises et Français qui y travaillent, pour renforcer notre souveraineté », a-t-il déclaré sur Twitter.

L’équipe économique du gouvernement fera de l’inflation une priorité, a dit le ministre Lemaire. Il a déclaré que les Français « n’attendent de nous qu’une seule chose : apporter des solutions à leurs difficultés, et la première de leurs difficultés, c’est comment faire face à la flambée des prix, prix alimentaires, prix de l’énergie », selon des propos rapportés par les médias français.

Ancien numéro deux de la Caisse de dépôt et placement du Québec, M. Lescure avait quitté le bas de laine des Québécois en 2017 pour faire le saut en politique auprès d’Emmanuel Macron, à la tête d’un nouveau parti politique. M. Lescure s’est fait élire député pour les Français vivant en Amérique du Nord en 2017. Il a occupé les fonctions de président de la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale. Il a été réélu pour un second mandat de député lors des élections de 2022 avec 55,63 % des voix. À la fin juin, il avait brigué la présidence de l’Assemblée nationale, sans succès.

M. Lescure a mentionné que Christopher Weissberg, le suppléant du député, représentera les Français d’Amérique du Nord.

La Presse canadienne

Le député des Français du Canada devient ministre

Le député représentant les Français résidant au Canada, Roland Lescure, joint le gouvernement d’Emmanuel Macron en tant que ministre délégué chargé de l’Industrie.

L’annonce a été faite par communiqué, lundi, à Paris, dans le cadre du remaniement ministériel. M. Lescure s’est dit « extrêmement honoré » de cette nomination. « Je suis déterminé, auprès de Bruno Lemaire [ministre de l’Économie et des Finances] à contribuer à faire réussir nos entreprises industrielles, et les millions de Françaises et Français qui y travaillent, pour renforcer notre souveraineté », a-t-il déclaré sur Twitter.

L’équipe économique du gouvernement fera de l’inflation une priorité, a dit le ministre Lemaire. Il a déclaré que les Français « n’attendent de nous qu’une seule chose : apporter des solutions à leurs difficultés, et la première de leurs difficultés, c’est comment faire face à la flambée des prix, prix alimentaires, prix de l’énergie », selon des propos rapportés par les médias français.

Ancien numéro deux de la Caisse de dépôt et placement du Québec, M. Lescure avait quitté le bas de laine des Québécois en 2017 pour faire le saut en politique auprès d’Emmanuel Macron, à la tête d’un nouveau parti politique. M. Lescure s’est fait élire député pour les Français vivant en Amérique du Nord en 2017. Il a occupé les fonctions de président de la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale. Il a été réélu pour un second mandat de député lors des élections de 2022 avec 55,63 % des voix. À la fin juin, il avait brigué la présidence de l’Assemblée nationale, sans succès.

M. Lescure a mentionné que Christopher Weissberg, le suppléant du député, représentera les Français d’Amérique du Nord.

La Presse canadienne


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