Un espion russe a été empêché d’accéder à la Cour pénale internationale

La CPI enquête notamment sur des crimes de guerre présumés commis en Ukraine depuis le début de l’invasion russe le 24 février.
Peter Dejong Archives The Associated Press La CPI enquête notamment sur des crimes de guerre présumés commis en Ukraine depuis le début de l’invasion russe le 24 février.

Les services secrets néerlandais ont annoncé jeudi avoir en avril empêché un espion russe d’accéder à la Cour pénale internationale (CPI), qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, et qui enquête sur des crimes de guerre présumés en Ukraine.

« L’AIVD (services secrets néerlandais) a empêché un agent du renseignement russe d’accéder en tant que stagiaire à la Cour pénale internationale (CPI) », a déclaré l’agence dans un communiqué, précisant qu’il s’agissait d’un individu qui travaille pour le renseignement militaire russe GRU.

Identifié par l’AIVD comme Sergey Vladimirovitch Cherkasov, 36 ans, l’homme utilisait une identité de couverture brésilienne pour voyager du Brésil aux Pays-Bas, ont précisé les services secrets néerlandais.

« L’AIVD le considère comme une menace pour la sécurité nationale et le service en a informé le Service néerlandais de l’immigration et de la naturalisation dans un rapport officiel », ajoute l’agence.

« Pour ces motifs, l’agent du renseignement s’est vu refuser l’entrée aux Pays-Bas en avril » et a été « renvoyé au Brésil par le premier vol », a poursuivi l’AIVD, précisant que la CPI avait été informée de cette affaire.

La CPI enquête sur des crimes de guerre présumés commis en Ukraine depuis le début de l’invasion russe le 24 février.

Ni la Russie ni l’Ukraine ne sont membres de la CPI, mais Kiev a accepté la compétence de la Cour et travaille avec le bureau du procureur dans son enquête sur d’éventuels crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur son territoire.

La Russie devrait coopérer à l’enquête de la CPI sur les crimes de guerre présumés commis depuis en Ukraine, a déclaré en mai à l’AFP le procureur du tribunal, Karim Khan.

La Russie affirme que les allégations de crimes de guerre sont fausses et le président russe Vladimir Poutine a justifié l’invasion en disant que l’Ukraine supervisait un « génocide » dans l’est du pays.

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