Que retenir de ce 75e jour de guerre en Ukraine?

«Des batailles très intenses se déroulaient [lundi] autour de Roubijné et de Bilogorivka», dans la région de Lougansk, a indiqué le gouverneur local, Serguiï Gaïdaï. Sur la photo, des pompiers éteignent un feu après le bombardement d'une école à Bilogorivka.
Photo: Service d'urgence de l'État ukrainien Agence France-Presse «Des batailles très intenses se déroulaient [lundi] autour de Roubijné et de Bilogorivka», dans la région de Lougansk, a indiqué le gouverneur local, Serguiï Gaïdaï. Sur la photo, des pompiers éteignent un feu après le bombardement d'une école à Bilogorivka.

Une loi datant de la Seconde Guerre mondiale renaît aux États-Unis

Le président des États-Unis, Joe Biden, a signé lundi devant les journalistes une loi permettant d’accélérer l’envoi d’équipement militaire à l’Ukraine. Il a ainsi réactivé un dispositif datant de plus de 80 ans. L’Ukraine Democracy Defense Lend-Lease Act of 2022 est « basé sur un programme de la Seconde Guerre mondiale destiné à aider l’Europe à résister à Hitler » et « a été soutenu par presque tous les membres du Congrès » — seuls 10 élus de la Chambre des représentants ont voté contre —, a noté la Maison-Blanche. « Les Ukrainiens se battent tous les jours pour leur vie », a déclaré Joe Biden depuis le Bureau ovale. « Ce combat coûte cher, mais céder face à l’agression serait encore plus coûteux. »

L’armement russe éprouvé par les sanctions

L’effet des sanctions internationales commence à se faire sentir sur l’industrie russe de l’armement. En effet, celle-ci peine à remplacer les missiles guidés utilisés en Ukraine en raison de l’embargo sur les composants électroniques qui frappe la Russie, a affirmé lundi un haut responsable du Pentagone. La Russie a lancé tellement de missiles sur l’Ukraine qu’elle est « à court d’armement guidé de précision et a du mal à le remplacer », a indiqué à la presse ce haut responsable ayant demandé l’anonymat. « Nous pensons que les sanctions et les restrictions aux exportations […] ont un effet », a-t-il ajouté au cours d’un point de presse.

Appui écrasant des Finlandais à une candidature à l’OTAN

Plus des trois quarts des Finlandais soutiennent désormais une candidature à l’OTAN, selon un nouveau sondage publié lundi, à quelques jours de la décision attendue d’Helsinki. D’après le sondage publié par la télévision publique Yle, 76 % des Finlandais — un record — souhaitent que le pays rejoigne l’Alliance atlantique, comparé à 60 % en mars dernier. Le président finlandais, Sauli Niinistö, doit officiellement annoncer sa position le 12 mai, et les experts s’attendent à l’officialisation de la candidature du pays à l’OTAN dans les jours suivants. Une majorité d’appuis semble également acquise au Parlement finlandais : selon un pointage publié la semaine dernière, 121 des 200 élus sont en faveur d’une adhésion à l’alliance.

Batailles intenses dans la région de Louhansk

« Des batailles très intenses se déroulaient [lundi] autour de Roubijné et de Bilogorivka », dans la région de Louhansk, a indiqué le gouverneur local, Serguiï Gaïdaï. « L’aviation, l’artillerie et les mortiers y sont actifs. [Il y a] beaucoup de combattants des deux côtés. » La Russie a jusqu’à présent revendiqué le contrôle complet d’une seule une ville d’importance — Kherson, au sud —, et l’offensive militaire que nombre d’experts prédisaient comme fulgurante a été marquée par des déconvenues logistiques. Après avoir échoué aux portes de Kiev, l’état-major russe a notamment dû revoir ses objectifs à la baisse en resserrant l’offensive sur l’est et le sud du pays.

Avec l’Agence France-Presse

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