Que retenir du 27e jour de guerre en Ukraine?

Une réfugiée ukrainienne tient un enfant dans une station de train à Przemyśl en Pologne. 
Photo: Angelos Tzortzinis Agence France-Presse Une réfugiée ukrainienne tient un enfant dans une station de train à Przemyśl en Pologne. 

L’arme nucléaire en cas de « menace existentielle »

Moscou n’utilisera l’arme nucléaire en Ukraine qu’en cas de « menace existentielle » contre la Russie, a précisé mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, sur la chaîne CNN.

« Nous avons une doctrine de sécurité intérieure, cela est public, vous pouvez y lire toutes les raisons justifiant l’utilisation des armes nucléaires. Et s’il s’agit d’une menace existentielle pour notre pays, alors elles peuvent être utilisées en accord avec notre doctrine », a-t-il affirmé.

Quelques jours après le début de la guerre, le président russe avait placé en alerte son arsenal nucléaire, ce qui avait déclenché un chœur de protestations internationales.

 

« Nous n’avons rien vu qui nous conduise à conclure que nous devons changer notre posture stratégique de dissuasion », a indiqué le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

TotalEnergies se retire de la Russie

 

Le géant mondial des hydrocarbures TotalEnergies prend ses distances avec la Russie en annonçant renoncer à tout achat de pétrole et de produits pétroliers russes au plus tard d’ici la fin de l’année.

L’entreprise française a expliqué mardi dans un communiqué prendre « des mesures complémentaires » face « à l’aggravation du conflit » en Ukraine.

Concrètement, elle cherchera d’autres sources d’approvisionnement — notamment des importations passant par la Pologne — pour sa raffinerie de Leuna, dans l’est de l’Allemagne. La décision vaut aussi pour le diesel, dont l’Europe est très friande.

TotalEnergies avait déjà annoncé qu’elle n’apporterait plus de capital à de nouveaux projets en Russie, sans pour autant se retirer du pays.

Fuite des cerveaux

 

Environ 70 000 informaticiens ont déjà quitté la Russie, et quelque 100 000 autres pourraient faire de même, a rapporté mardi l’agence de presse russe Interfax.

Selon l’Association russe des communications électroniques, citée par Interfax, cette « deuxième vague » d’émigration n’est freinée que par les sanctions, le coût élevé du logement et le prix des billets d’avion. Une experte dans le domaine a ainsi expliqué que les programmeurs russes étaient largement connectés à l’Occident, qu’« une telle démolition du système les fait trembler » et donc qu’ils « ont besoin d’être rassurés ».

Pour contrer cet exode, le gouvernement russe exemptera d’impôt et d’inspection toutes les entreprises informatiques durant trois ans et offrira un « sursis à la conscription militaire » à leurs employés.

La critique étouffée

 

Une juge russe a condamné le principal opposant politique du Kremlin, Alexeï Navalny, à neuf ans de détention dans une colonie aux conditions rigoureuses.

La peine prononcée mardi contre M. Navalny annule et remplace celle de deux ans et demi qu’il purgeait déjà. L’opposant, incarcéré pour fraude début 2021, s’est vu condamner cette fois-ci pour « escroquerie » et « outrage à un magistrat », des accusations qu’il juge politiques.

Sauf victoire improbable en appel, il devra effectuer sa détention dans une des colonies de « régime sévère », des lieux isolés où les conditions sont beaucoup plus dures que dans les colonies dites « générales », comme celle où il est actuellement incarcéré.

M. Navalny n’a jamais cessé d’appeler les Russes à manifester contre le conflit malgré les risques encourus.

Avec l’Agence France-Presse



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