En photos | Des formations d'autodéfense dans l’oeil de Valérian Mazataud

1 La section de la ville de Kharkiv du parti Right Sector a accueilli «Le Devoir» pour une rare incursion dans ce groupe associé à la droite nationaliste ukrainienne. Avant de lancer l’exercice en banlieue de Kharkiv, deux drapeaux sont hissés sur ce qui fera office de champ de tir pour ce bataillon de civils. Le drapeau bleu et jaune de l’Ukraine et le drapeau rouge et noir de Right Sector. Valérian Mazataud Le Devoir
2 Dans le groupe bigarré de civils, une femme, deux enfants et un homme avec un plâtre au bras. Nombreux sont ceux qui portent une arme longue en bandoulière ou une arme de poing à la ceinture. «Ce sont toutes des armes légales», nous assure-t-on. Valérian Mazataud Le Devoir
3 Sur le flanc de la colline, quatre groupes sont formés. Des cibles ou des plaques de métal sont placées dans l’herbe des dizaines de mètres plus loin. Puis, les détonations fusent. Certains participants, comme cet homme, avaient manifestement peu d’expérience et suivaient avec attention et fébrilité les conseils de leurs pairs plus expérimentés. Valérian Mazataud Le Devoir
4 Alana a réussi à toucher la cible avec un fusil AR-15. «Ce n’est pas trop difficile. J’ai déjà tiré avant», dit la jeune femme de 23 ans. «On doit montrer à notre ennemi qu’on est prêts à se défendre et qu’on est armés», lance-t-elle, défiante. Valérian Mazataud Le Devoir
5 Un adolescent, qui est venu avec son père, s’exerce à utiliser un fusil de calibre 12 sur les conseils de Yuri, qui dirige la section Right Sector de Kharkiv. Valérian Mazataud Le Devoir
6 Un homme vérifie la précision de son tir avec un fusil AR-15 durant un entraînement de la section de la ville de Kharkiv du parti Right Sector. Valérian Mazataud Le Devoir
7 Un homme monte son fusil de «sniper» durant un entraînement au tir de la section de Kharkiv du parti Right Sector. À l’orée d’une éventuelle guerre contre la Russie, les entraînements — au cours desquels des ateliers de tirs, de premiers soins, de stratégies militaires ou encore de communication radio sont offerts — ne sont pas réservés qu’aux membres de Right Sector. Valérian Mazataud Le Devoir
8 Un des participants à l’exercice de tir organisé par la section de Kharkiv de Right Sector montre avec fierté l’impact de son fusil de calibre 12 sur une épaisse plaque de tôle qui sert de cible aux entraînements.  Valérian Mazataud Le Devoir
9 Un homme s’exerce au tir avec un fusil de «sniper» durant un entraînement au tir de la section de Kharkiv du parti Right Sector. Plusieurs médias occidentaux associent le groupe à la mouvance d’extrême droite, une appellation dont se défend cependant Sergey, un membre de la section de Kharkiv : «Les gens qui aiment leur pays ne détestent pas d’autres gens. [...] Peu importe que tu sois Russe, Tatar ou Ukrainien, si tu défends l’indépendance de l’Ukraine, tu peux te joindre à nous.» Valérian Mazataud Le Devoir
10 De retour à Kharkiv, l’entreprise de couteaux artisanaux Blade Brothers Knives enseigne le maniement du couteau, en se basant notamment sur l’expérience de son fondateur Oleksandr Vorobyey, qui a dû participer à plusieurs combats de rue au couteau à Kiev et à Kharkiv lors d’Euromaïdan en 2014. «À Kharkiv, les Russes débarquaient par bus entier pour se battre dans la rue», assure-t-il. Valérian Mazataud Le Devoir
11 Natauya Puskharyva est une fidèle participante des cours de maniement du couteau. En 2014, elle s’est investie dans une organisation civile qui soutenait les familles des soldats morts au front. Valérian Mazataud Le Devoir
12 Dans son sac à main, Natauya Puskharyva transporte toujours un «petit» couteau, fabriqué par Oleksandr Vorobyey. «Moi, j’ai pas peur. Mais je suis inquiète pour ma mère et mes deux enfants», explique-t-elle. Valérian Mazataud Le Devoir
13 À l’initiative d’Igor Pushkhary, ex-policier et vétéran de la guerre de 2014, Blade Brothers Knives a créé les cours «Garda», destinés aux femmes de Kharkiv. Natauya Puskharyva, à droite de l’image, est une des participantes les plus expérimentées. Valérian Mazataud Le Devoir
14 Les cours couvrent un large éventail de sujets, allant des techniques de premiers soins jusqu’aux affrontements à mains nues. Aujourd’hui, l’atelier porte sur le maniement des armes à feu avec des répliques de fusil de calibre 12. Valérian Mazataud Le Devoir
15 Certaines femmes enfilent avec facilité les cartouches dans l’arme semi-automatique, d’autres se démènent pendant plusieurs minutes avant de parvenir à charger le fusil. «Mon doigt est pris dans le mécanisme!» lance une participante, qui réussit à arracher quelques sourires à ses condisciples. Valérian Mazataud Le Devoir
16 Des paravents sont placés en quelques endroits dans le gymnase. En tirant vers une cible, les femmes doivent se déplacer en courant d’une cachette à une autre et recharger leur arme pendant qu’Igor les mitraille de balles de tennis. Valérian Mazataud Le Devoir
17 Natauya Puskharyva aide Liza Zhadanova, une participante débutante, lors d’un exercice. «On doit apprendre le plus vite possible comment se défendre. On ne nous a pas appris ça à l’université, et la guerre peut débuter n’importe quand », souligne la femme de 32 ans. Valérian Mazataud Le Devoir

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