En photos | La défense citoyenne en Ukraine dans l’oeil de Valérian Mazataud

Si la Russie franchit le Rubicon, le territoire ukrainien ne sera pas uniquement défendu par les quelque 200 000 soldats de l’armée ukrainienne, mais aussi par des milliers de civils qui promettent de prendre les armes.

1 Artefacts et trophées de guerre décorent les couloirs des bureaux de l’ONG Come Back Alive. Valérian Mazataud Le Devoir
2 Valentyn Ilchuk pose dans son salon avec ses armes et ses équipements militaires. D’un coffre protégé par un code secret, l’homme de 38 ans sort ses armes une à une avec une fierté évidente. D’abord, quatre armes longues, dont un AK-47 et un fusil à pompe semi-automatique. «Ce sont des armes que j’ai achetées légalement avec des permis de chasse. Mais je n’ai jamais chassé de ma vie», ajoute-t-il avec ironie.  Valérian Mazataud Le Devoir
3 Valentyn Ilchuk regarde avec nostalgie les images des combats dans le Donbass qu’il a rapportées. C’était la peur, mais c’était aussi la camaraderie et la fierté. «C’était la vie ou la mort à chaque instant, se souvient-il. Mais c’était tellement vrai ce qu’on vivait à ce moment-là.» Valérian Mazataud Le Devoir
4 Nazar Kravchenko a lui aussi combattu sur la ligne de front dans le Donbass en 2014. Aujourd’hui, l’homme a pris la tête des Forces de défense territoriale ukrainienne du district Shevchenko, le plus grand de Kiev. Valérian Mazataud Le Devoir
5 Un routeur Internet décoré dans le squat d’artistes qui sert de base de recrutement à Nazar Kravchenko. Valérian Mazataud Le Devoir
6 Ihor Malyar est un volontaire pro-ukrainien qui a combattu dans la même unité que Nazar Kravchenko. Blessé par quatre balles de mitrailleuse des séparatistes russes, il a camouflé ses blessures par des tatouages néo-païens. Il appartient aujourd’hui au controversé groupe ultranationaliste ukrainien Honor. Valérian Mazataud Le Devoir
7 Taras Chmut, directeur de l’ONG Come Back Alive, dans son bureau. L’organisation soutient l’armée en achetant et en réparant du matériel militaire. Valérian Mazataud Le Devoir
8 Près de la place Maïdan, Pavlo Matvivchuk continue d’ouvrir tous les jours son salon de barbier. «J’habitais Donetsk avant [dans le Donbass]. Je n’ai peur de rien. Mais je ne veux rien savoir de cette guerre.» Valérian Mazataud Le Devoir
9 L’ingénieur de UA Dynamics Eugene Bolatsev pose avec le drone Punisher dans les locaux de l’entreprise. L’engin électrique, furtif et réutilisable, a été créé pour détruire des cibles à plusieurs dizaines de kilomètres derrière les lignes ennemies, sans risquer la vie de soldats et en limitant les dommages collatéraux. Valérian Mazataud Le Devoir
10 Un ingénieur de UA Dynamics fixe une bombe de démonstration au drone Punisher. Chaque bombe ne coûte que 1000 $US (environ 1 271 dollars canadiens) à fabriquer. «Avec un équipement valant quelques milliers de dollars, nous avons détruit une station de brouillage électronique russe qui en vaut des millions», affirme Maxim Subbotim, responsable marketing de la petite entreprise. Valérian Mazataud Le Devoir

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