Le Royaume-Uni enregistre un record de contaminations à la COVID-19

Le premier ministre Boris Jonhson a une nouvelle fois appelé la population à se faire vacciner face à la progression de la maladie dans le pays. 
Photo: Le premier ministre Boris Jonhson a une nouvelle fois appelé la population à se faire vacciner face à la progression de la maladie dans le pays. 

Confronté à une flambée des contaminations liée au variant Omicron du coronavirus, le Royaume-Uni a fait état mercredi de 78 610 cas positifs enregistrés en 24 heures, du jamais vu depuis le début de la pandémie en 2020, selon des chiffres officiels.

Le précédent record remontait au 8 janvier 2021, en pleine avancée du variant Alpha, quand 68 053 cas positifs avaient été comptabilisés dans ce pays très affecté par la pandémie, avec désormais 146 791 morts (+165 en 24 heures).

Face au « raz-de-marée » du très contagieux variant Omicron, selon les termes du premier ministre Boris Johnson, le gouvernement britannique a lancé une campagne de rappel vaccinal d’une ampleur sans précédent, avec le soutien de l’armée et de milliers de volontaires. L’objectif d’administrer une dose supplémentaire à tous les adultes d’ici fin décembre.

Ils étaient 45 % mercredi à avoir reçu une troisième dose, et même 88 % chez les plus de 70 ans, a souligné le dirigeant conservateur lors d’une conférence de presse, tandis que 81,5 % de la population de plus de 12 ans a eu les deux premières.

Il a une nouvelle fois appelé la population à se faire vacciner, « parce que la vague Omicron continue de déferler à travers tout le Royaume-Uni » et que les contaminations liées à ce variant doublent désormais « en moins de deux jours dans certaines régions », alors que deux doses apparaissent moins efficaces contre le variant.

« Et je crains que nous observions aussi une hausse inévitable des hospitalisations, de 10 % au niveau national d’une semaine sur l’autre et de près d’un tiers à Londres », la capitale où les niveaux de vaccination sont plus faibles.

« Records » à venir

Plus de 650 000 doses de rappel ont été administrées lundi et pour accélérer la campagne, le délai d’observation de 15 minutes après l’administration du vaccin a été supprimé.

Afin d’éviter de voir les hôpitaux submergés, son gouvernement a aussi imposé des restrictions supplémentaires, malgré la fronde d’une partie de la majorité conservatrice, comme le télétravail, le port du masque en intérieur et le passeport sanitaire pour les grands événements.

Le médecin chef de l’Angleterre, Chris Whitty a prévenu que le Royaume-Uni était confronté à deux épidémies simultanées, une « assez plate » due au variant Delta, et une autre qui « croît très rapidement », attribuable à Omicron.

« Je crains que nous devions être réalistes quant au fait que de nombreux records vont souvent être battus au cours des prochaines semaines si les taux continuent de croître », a-t-il souligné.

La directrice générale de l’Agence britannique de sécurité sanitaire, le Dr Jenny Harries, avait auparavant estimé, interrogée par une commission parlementaire, qu’Omicron était « probablement la plus grande menace que nous ayons eue depuis le début de la pandémie ».

Mais contrairement à l’Écosse, qui décide de sa propre réponse à la crise sanitaire, l’exécutif n’a pas demandé de limiter, en Angleterre, les interactions sociales à l’intérieur à un maximum de trois foyers différents.

Lundi, le Royaume-Uni a recensé le premier mort officiellement lié à Omicron en Europe.

À voir en vidéo