Dix pays européens reviennent à une situation «inquiétante»

Des Tchèques font la queue en attendant de se faire vacciner contre la COVID-19, à Prague. La République Tchèque fait partie des pays où la situation pandémique est «très inquiétante».
Photo: Petr David Josek Associated Press Des Tchèques font la queue en attendant de se faire vacciner contre la COVID-19, à Prague. La République Tchèque fait partie des pays où la situation pandémique est «très inquiétante».

La situation de l’épidémie de COVID-19 continue de se dégrader dans l’Union européenne (UE) et est considérée comme « très inquiétante » dans dix pays et « inquiétante » dans dix autres, a indiqué vendredi l’agence européenne chargée des maladies.

« La situation épidémiologique dans l’UE est actuellement caractérisée par une hausse rapide et importante des cas et un taux de mortalité faible, mais en lente hausse », résume le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) dans sa dernière évaluation des risques.

« Les cas, les hospitalisations et le nombre de morts devraient tous augmenter au cours des deux prochaines semaines », souligne l’agence européenne basée à Stockholm.

Parmi les 27 membres de l’UE, la Belgique, la Pologne, les Pays-Bas, la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie et la Slovénie sont dans la catégorie de préoccupation la plus élevée.

Les pays figurant dans la catégorie « inquiétante » sont l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Roumanie et la Slovaquie.

Trois pays sont dans la catégorie « inquiétude modérée » (France, Portugal, Chypre), tandis que quatre autres suscitent une inquiétude faible (Italie, Espagne, Suède et Malte).

La méthode employée par l’ECDC pour situer les pays dans les catégories mêle les valeurs absolues (nombre de cas, d’hospitalisations et de morts) et leur évolution récente.

Selon les dernières projections de l’organisme, les nombres de cas et de décès devraient augmenter d’environ 50 % au cours des deux prochaines semaines, pour atteindre un rythme hebdomadaire de 300 nouveaux cas et de 2,7 décès par 100 000 habitants.

Dans les trois pays hors UE suivis par l’agence (Norvège, Islande et Liechtenstein), la situation est jugée « inquiétante ».

 

Vers une réduction des droits de douane sur les vaccins

Les dirigeants des pays de la région Asie-Pacifique réunis en sommet virtuel ont accepté samedi de réduire les droits de douane sur les vaccins contre la COVID-19.

 

Au total, les responsables de 21 pays, dont le président américain, Joe Biden, et son homologue chinois, Xi Jinping, ont pris part par écrans interposés à cette rencontre annuelle au plus haut niveau du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), organisée par la Nouvelle-Zélande.

 

C’était l’occasion de discuter d’une « remise à zéro » économique dans la foulée de la crise du coronavirus, a souligné la première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, qui a présidé la réunion.

 

« Les dirigeants de l’APEC sont déterminés à travailler ensemble pour vaincre la COVID-19 », a-t-elle ajouté. « Nous nous concentrons sur une réponse économique coordonnée à la plus grande récession en 75 ans, sur la création de nouveaux modèles de croissance et sur la réponse au changement climatique. »

 

Le principal résultat du sommet aura finalement été un engagement à réduire les droits de douane sur les vaccins et autres fournitures médicales liées à la lutte contre la pandémie afin de rationaliser l’intervention internationale contre la crise sanitaire.



À voir en vidéo