La reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris débutera en 2022

La sécurisation est menée tambour battant à l’intérieur et autour du trou béant qu’a laissé la chute de la flèche.
Photo: Antoine Bouthier Agence France-Presse La sécurisation est menée tambour battant à l’intérieur et autour du trou béant qu’a laissé la chute de la flèche.

Après le gigantesque incendie qui a ravagé il y a deux ans la cathédrale Notre-Dame de Paris et ému le monde entier, les travaux de reconstruction vont pouvoir commencer l’hiver prochain, mais l’énigme de l’origine du sinistre reste à résoudre.

Le 15 avril 2019, alors qu’elle était en pleins travaux de restauration, la célèbre cathédrale gothique, vieille de plus de 850 ans et véritable symbole de la France, avait perdu sa magnifique flèche, sa toiture, son horloge et une partie de sa voûte, ravagées par les flammes, sous le regard incrédule et catastrophé de milliers de millions de personnes à travers le monde.

La sécurisation de Notre-Dame va s’achever à l’été, condition tant attendue pour lancer sa reconstruction « à l’identique ». Mais les travaux ne seront pas finis pour autant cinq ans après l’incendie, le 15 avril 2024, même si une première messe sera dite dans la nef. Les dernières étapes de la sécurisation sont menées tambour battant à l’intérieur et autour du trou béant qu’a laissé la flèche en s’écroulant. Les appels d’offres ont été engagés pour la restauration, et les architectes multiplient les diagnostics qui permettront un calendrier précis des travaux à partir de l’hiver prochain.

Déjà 1000 chênes ont été coupés en France et sont actuellement en train de sécher pour reconstruire la flèche, son tablier et la croisée du transept.

Depuis le démantèlement en décembre de l’immense échafaudage calciné qui entourait la flèche au jour du sinistre — 40 000 tubes sciés un à un entre juin et novembre dernier —, le danger d’un écroulement majeur est écarté.

Les quelque 830 millions d’euros de la collecte nationale et internationale (350 000 donateurs) seront-ils suffisants pour la reconstruction de Notre-Dame ? Beaucoup en doutent. L’élan de générosité international a été exceptionnel en deux ans, mais est aujourd’hui fortement pénalisé et compliqué par la pandémie.

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