Le Royaume-Uni ouvre le bal occidental de la vaccination

Le premier vaccin a été administré à Margaret Keenan, qui fêtera ses 91 ans la semaine prochaine, à l’hôpital universitaire de Coventry. Le second est allé à un homme de 81 ans nommé William Shakespeare.
Photo: Jacob King Pool via Agence France-Presse Le premier vaccin a été administré à Margaret Keenan, qui fêtera ses 91 ans la semaine prochaine, à l’hôpital universitaire de Coventry. Le second est allé à un homme de 81 ans nommé William Shakespeare.

Le Royaume-Uni a lancé mardi sa campagne de vaccination contre la COVID-19, la première dans un pays occidental, le jour même où un premier vaccin a vu ses résultats validés par la revue scientifique The Lancet.

Margaret Keenan, une grand-mère de 90 ans, est devenue la première patiente au monde à recevoir le vaccin de l’alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech, près d’une semaine après le feu vert donné à son utilisation dans le pays le plus endeuillé d’Europe (près de 61 500 morts).

La majorité de la population britannique devra toutefois attendre 2021, priorité étant donnée aux résidents et au personnel des maisons de retraite, suivis ensuite par les soignants et les plus de 80 ans. Le Royaume-Uni a été le premier pays à donner son feu vert au vaccin de Pfizer/BioNTech. L’Agence européenne du médicament devrait rendre un avis d’ici fin décembre, tandis que le Canada pourrait commencer dès la semaine prochaine à vacciner sa population.

Trois vaccins en tête

À ce jour, 51 candidats vaccins sont actuellement testés sur des humains, 13 étant en dernière phase d’essais, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Trois vaccins sont particulièrement avancés : le vaccin de l’alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech, utilisé au Royaume-Uni ; celui du laboratoire américain Moderna ; et enfin le vaccin développé par AstraZeneca et l’université britannique d’Oxford.

 

Ce dernier est devenu mardi le premier à voir ses résultats d’efficacité validés par la revue scientifique de référence The Lancet, qui confirme son efficacité à 70 % en moyenne.

Le patron de Pfizer, Albert Bourla, a quant à lui assuré mardi que la sûreté du vaccin développé par son groupe avec BioNTech n’avait en aucun cas été sacrifiée à la vitesse de sa mise sur le marché.

Sévères restrictions

Au total, la pandémie a fait au moins 1 545 320 morts dans le monde et contaminé plus de 67 millions de personnes, selon un décompte de l’AFP, mardi. Depuis le 24 novembre, plus de 10 000 décès sont enregistrés en moyenne chaque jour dans le monde.

Plus de 20 millions de cas du nouveau coronavirus ont été officiellement recensés en Europe depuis l’arrivée du virus sur le continent début 2020.

En Allemagne, bonne élève de l’Europe au printemps, qui a aujourd’hui toutes les peines du monde à faire face à cette deuxième vague, la Saxe, en ex-Allemagne de l’Est, est désormais la région la plus touchée par la pandémie. Elle va adopter de sévères restrictions, avec la fermeture des écoles et des garderies comme de la plupart des magasins.

En Suisse, la situation sanitaire se dégrade fortement, a averti la présidente suisse, annonçant un nouveau train de mesures sur lesquelles les cantons doivent se prononcer.

En Italie, où la barre des 60 000 morts liées à la COVID-19 a été franchie dimanche, la ministre de l’Intérieur, Luciana Lamorgese, a appris lundi qu’elle avait été déclarée positive, en plein milieu d’une réunion des ministres, dont deux, en plus d’elle, ont donc dû être placés en l’isolement.

Mardi, le pape François a déjoué les foules et la propagation du coronavirus à Rome en se rendant au petit matin, afin « d’éviter les rassemblements », sur une place du centre-ville pour la fête de l’Immaculée Conception.

En Russie, Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays, a enregistré mardi un record de 86 décès, les autorités prévenant que la cité était désormais à « un pas » d’un nouveau confinement.

Samedi, la Russie avait commencé à administrer son « Spoutnik V » à des travailleurs sociaux, du personnel médical et des enseignants à Moscou. Ce vaccin russe est dans la troisième et dernière phase d’essais cliniques.

Québec vaccinera d’abord les résidents et le personnel des CHSLD



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