La mutation problématique de la COVID-19 détectée au Danemark «très probablement éteinte»

<p>La détection de cette mutation avait poussé le Danemark à ordonner l’abattage de tout son cheptel de plus de 15 millions de visons.</p>
Photo: Mads Claus Rasmussen / Ritzau Scanpix / Agence France-Presse

La détection de cette mutation avait poussé le Danemark à ordonner l’abattage de tout son cheptel de plus de 15 millions de visons.

Une mutation transmissible à l’homme du coronavirus chez les visons au Danemark, jugée problématique car pouvant potentiellement menacer l’efficacité d’un futur vaccin, est « très probablement éteinte », a indiqué jeudi le ministère danois de la Santé.

« Aucun autre cas de la mutation provenant des visons Cluster 5 n’a été détecté depuis le 15 septembre, c’est pourquoi l’Institut en charge des maladies infectieuses (SSI) estime que cette mutation est très probablement éteinte », écrit le ministère dans un communiqué, en annonçant la levée de la plupart des restrictions dans la région touchée.

En place depuis le 5 novembre, ces restrictions, drastiques selon les critères danois (limitation des déplacements, fermeture des bars, cafés et restaurants notamment), concernaient sept communes du Jutland du Nord et 280 000 personnes. Elles devaient initialement durer jusqu’au 3 décembre.

La détection de cette mutation avait poussé le Danemark à ordonner l’abattage de tout son cheptel de plus de 15 millions de visons.

Tous les visons de la région touchée ont été abattus et l’abattage des autres bêtes est en cours. À ce jour, 10,2 millions d’animaux ont déjà été tués dans l’ensemble du Danemark.

Avec trois fois plus de visons que d’habitants, le petit royaume nordique en est le premier exportateur mondial, et deuxième producteur derrière la Chine, avec un chiffre d’affaires de la filière avoisinant les 670 millions d’euros.

Or l’animal prisé des fourrures de luxe pose des problèmes dans la lutte contre la COVID-19 : il peut non seulement contracter la maladie, mais aussi réinfecter l’homme.

SSI a identifié quatre autres mutations provenant du vison mais qui ne présentent pas la même problématique que le cluster 5, qui avait été détecté chez 12 personnes en août et en septembre.

Selon le ministère, les résultats du séquençage du virus dans le Jutland du Nord entre le 26 octobre et le 8 novembre montrent que 20 % à 28 % de tous les échantillons séquencés étaient positifs à une mutation issue du vison, contre 43 à 52 %% des échantillons des deux semaines précédentes.

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