L’Arménie accuse l’Azerbaïdjan d’avoir bombardé son territoire

L’Azerbaïdjan a déjà bombardé mi-octobre des positions militaires sur le territoire arménien et qui, selon Bakou, servent à viser l’Azerbaïdjan. Bakou a également accusé à plusieurs reprises l’Arménie d’avoir visé des zones habitées.
Photo: Tofik Babayev Archives Agence France-Presse L’Azerbaïdjan a déjà bombardé mi-octobre des positions militaires sur le territoire arménien et qui, selon Bakou, servent à viser l’Azerbaïdjan. Bakou a également accusé à plusieurs reprises l’Arménie d’avoir visé des zones habitées.

L’Arménie a accusé lundi l’armée azerbaïdjanaise d’avoir bombardé son territoire, tuant un civil et en blessant deux tout en faisant craindre une nouvelle escalade du conflit dans la région disputée du Haut-Karabakh.

« Aujourd’hui, la partie azerbaïdjanaise a effectué des tirs d’artillerie sur les positions des forces armées arméniennes et la localité de Davit Bek », a écrit sur Twitter la porte-parole du ministère arménien de la Défense, Chouchan Stepanian.

Davit Bek est située à un kilomètre de la frontière entre l’Arménie et le Haut-Karabakh, reconnu par la communauté internationale comme faisant partie de l’Azerbaïdjan.

De violents combats opposent depuis plus d’un mois les troupes azerbaïdjanaises et les soldats de la république autoproclamée du Haut-Karabakh, soutenue par l’Arménie.

Depuis la reprise des hostilités, les forces azerbaïdjanaises ont reconquis des territoires qui échappaient à leur contrôle depuis les années 1990 et une guerre ayant fait 30 000 morts, aboutissant alors à la sécession du Haut-Karabakh, aujourd’hui peuplé quasi exclusivement d’Arméniens.

Selon des bilans partiels, ces affrontements, les pires depuis près de 30 ans, ont fait plus de 1250 morts, mais le nombre de victimes est probablement beaucoup plus élevé. Jusqu’à présent, trois tentatives de trêve humanitaire ont volé en éclats.

Face aux avancées azerbaïdjanaises, le premier ministre arménien Nikol Pachinian a demandé samedi l’aide de la Russie pour assurer sa « sécurité ».

Moscou, lié à Erevan par un traité militaire et disposant d’une base en Arménie, a répondu être prêt à apporter « toute l’assistance nécessaire si les affrontements prennent place directement sur le territoire de l’Arménie ».

L’Azerbaïdjan a déjà bombardé mi-octobre des positions militaires déployées sur le territoire arménien et qui, selon Bakou, servent à viser l’Azerbaïdjan. Bakou a également accusé à plusieurs reprises l’Arménie d’avoir visé des zones habitées, un bombardement sur la ville de Barda, fin octobre, ayant notamment fait 21 morts.

La Haute-Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies, Michelle Bachelet, a évoqué lundi la possibilité que des crimes de guerre aient été commis au Haut-Karabakh en raison d’attaques « indiscriminées » contre les civils.

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