Le Pays de Galles décrète deux semaines de confinement

L’Italie affronte une hausse inquiétante des infections: elle a pour la première fois dépassé les 10 000 nouveaux cas quotidiens vendredi. Sur la photo, un Italien subit un test de dépistage à Milan.
Photo: Luca Bruno Associated Press L’Italie affronte une hausse inquiétante des infections: elle a pour la première fois dépassé les 10 000 nouveaux cas quotidiens vendredi. Sur la photo, un Italien subit un test de dépistage à Milan.

Le Pays de Galles est devenu lundi le premier territoire en Europe à se résoudre à un confinement relativement à la deuxième vague de nouveau coronavirus, tandis que la Belgique et la Slovénie décrétaient un couvre-feu et l’Italie donnait un nouveau tour de vis.

Les restrictions se durcissent en Europe pour tenter de freiner la pandémie qui y a déjà fait 250 000 morts et a contaminé 40 millions de personnes dans le monde, dont plus de 2,5 millions ces sept derniers jours, le chiffre le plus élevé en une semaine.

Le Pays de Galles sera soumis à partir de vendredi à un confinement de deux semaines, la mesure la plus dure instaurée au Royaume-Uni depuis la première vague du printemps.

À partir de 18 h (17 h GMT), il sera demandé aux plus de trois millions d’habitants de la province britannique de « rester à la maison », a expliqué le premier ministre gallois Mark Drakeford, ajoutant que la durée de ce « pare-feu » est la plus courte qui puisse être introduite pour être efficace.

Les commerces non essentiels devront fermer, conduisant à une situation comparable au confinement instauré au Royaume-Uni à partir du 23 mars au moment de la première vague.

Avec plus de 8000 morts recensées en sept jours, l’Europe, où le seuil des 250 000 décès a été franchi dimanche, connaît son plus lourd bilan en une semaine depuis la mi-mai, conduisant de nombreux pays à multiplier les mesures sanitaires.

« Montée en flèche » en Belgique

En Belgique, cafés et restaurants sont fermés pour quatre semaines et un couvre-feu est entré en vigueur lundi de minuit à 5 h pour essayer d’endiguer la « montée en flèche » de l’épidémie.

« On ne se sent pas considérés et ça me fait mal au cœur », a lâché, la voix brisée par l’émotion, Angelo Bussi, un restaurateur bruxellois rencontré dimanche soir par l’AFP.

Lundi, ce pays de 11,5 millions d’habitants recensait 222 253 cas, un chiffre qui a plus que doublé sur un mois, et 10 413 morts, ce qui en fait l’un des plus endeuillés d’Europe en proportion de sa population.

En France, qui a eu 146 morts en 24 heures, les grandes métropoles, dont Paris, sont soumises à un couvre-feu de 21 h à 06 h depuis ce week-end. Le nombre des malades du COVID-19 en réanimation a dépassé lundi les 2000 personnes, un seuil jamais atteint depuis mai.

Un couvre-feu entrera en vigueur aussi dès mardi en Slovénie : les deux millions d’habitants de ce pays membre de l’UE n’auront pas le droit de sortir entre 21 h et 6 h.

Pays voisin, l’Autriche a renforcé lundi ses mesures : les rassemblements devront être restreints à six personnes à l’intérieur et à douze personnes à l’extérieur.

En Italie, de nouvelles restrictions entrent également en vigueur lundi pour les bars et les restaurants, l’interdiction des fêtes et des foires locales et des sports collectifs amateurs.

Les restaurants devront afficher leur capacité d’accueil maximale, fermer à minuit et n’accepter au maximum que six personnes par tablée. Les bars fermeront à 18 h s’ils ne peuvent servir leurs clients à table.

L’Italie, qui faisait figure d’exception vertueuse, affronte une hausse inquiétante des contagions : elle a pour la première fois dépassé les 10 000 nouveaux cas quotidiens vendredi.

En Espagne, la ville de Burgos (nord) rejoindra dans la nuit de mardi à mercredi la liste de plus en plus longue des municipalités partiellement bouclées. La région de Navarre subira le même sort à partir de jeudi.

En Suisse, le pays d’Europe où la maladie a progressé le plus vite la semaine passée (+146 %), le masque devient obligatoire dans les lieux publics fermés.

En République tchèque, qui a le plus fort taux de contamination et de décès pour 100 000 habitants en Europe, le gouvernement a demandé à l’armée de bâtir un hôpital de campagne à l’extérieur de Prague. À Varsovie, le stade national, construit pour l’Euro 2012 de football, va se transformer en partie en hôpital provisoire.

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