L’évolution de la situation en Europe est «très préoccupante», selon l’OMS

La zone Europe de l’OMS compte plus de 7,25 millions de cas officiels et près de 250 000 morts liées au virus, d’après le tableau de surveillance de l’organisation.
Photo: Jeff Pachoud Archives Agence France-Presse La zone Europe de l’OMS compte plus de 7,25 millions de cas officiels et près de 250 000 morts liées au virus, d’après le tableau de surveillance de l’organisation.

L’évolution de la pandémie de COVID-19 en Europe est « très préoccupante », bien que la situation ne soit pas similaire à celle de mars-avril, a averti jeudi la branche européenne de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

« Le nombre de cas par jour augmente, les admissions à l’hôpital aussi. Le Covid est désormais la cinquième cause de décès et la barre des 1000 décès par jour a été atteinte », a affirmé le directeur de la branche Europe de l’OMS, Hans Kluge, lors d’une conférence de presse en ligne.

«Si nous enregistrons deux à trois fois plus de cas par jour par rapport au pic d’avril, nous observons toujours cinq fois moins de décès », a-t-il toutefois souligné.

Cet écart s’explique selon l’OMS par une stratégie de dépistage plus complète qu’au printemps et un nombre de cas plus élevés chez les plus jeunes et moins vulnérables.

Citant des projections épidémiologiques, l’OMS avertit toutefois que des niveaux de mortalité « quatre à cinq fois supérieurs à ceux d’avril » pourraient survenir « d’ici janvier », si des « stratégies prolongées d’assouplissement » des restrictions étaient menées.

Ce qui justifie l’importance des nouvelles mesures qui viennent d’être prises par de nombreux pays à travers l’Europe pour ralentir la transmission du virus.

« Ce sont des réponses appropriées et nécessaires à ce que nous disent les données : la transmission et les sources de contamination se produisent dans les maisons et les lieux publics intérieurs, et chez les personnes qui respectent mal les mesures d’autoprotection », a salué M. Kluge.

Il ne doit toutefois pas être question de généraliser à nouveau un confinement, selon l’OMS.

« La situation n’était pas durable. Nous ne pouvons pas avoir indéfiniment un confinement comme celui de mars, qui a été une mise à l’arrêt. La pression et les dommages collatéraux sur les gens étaient trop élevés », a-t-il dit.

Notamment, « tout doit être fait pour garder ouvertes les écoles », a plaidé le responsable onusien.

La zone Europe de l’OMS, qui comprend 53 pays dont la Russie, compte plus de 7,25 millions de cas officiels et près de 250 000 morts liées au virus, d’après le tableau de surveillance de l’organisation.

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