Washington exige que la Turquie cesse sa «provocation délibérée» en Méditerranée

La marine turque a indiqué lundi que le navire «Oruc Reis» reprendrait ses activités dans une zone contestée jusqu’au 22 octobre.
Photo: Ozan Kose Agence France-Presse La marine turque a indiqué lundi que le navire «Oruc Reis» reprendrait ses activités dans une zone contestée jusqu’au 22 octobre.

Les États-Unis ont exigé mardi que la Turquie cesse sa « provocation délibérée » en mer Méditerranée où Ankara vient de renvoyer un navire d’exploration gazière dans une zone contestée, au risque de raviver une crise avec la Grèce.

« Nous exigeons que la Turquie cesse cette provocation délibérée et entame immédiatement des pourparlers préliminaires avec la Grèce », a affirmé la porte-parole du département d’État, Morgan Ortagus, dans un communiqué.

« La coercition, les menaces, l’intimidation et les manœuvres militaires ne vont pas résoudre les tensions en Méditerranée orientale », a-t-elle ajouté.

Selon Washington, qui « déplore » la décision de la Turquie, l’envoi de ce navire « complique délibérément la reprise de discussions préliminaires essentielles entre la Grèce et la Turquie », deux pays membres de l’OTAN.

Athènes et Ankara connaissent depuis plusieurs mois de fortes tensions diplomatiques après le déploiement par la Turquie, du 10 août à la mi-septembre, d’un bateau d’exploration sismique, escorté de navires de guerre, pour procéder à des études au large d’îles grecques, dans une zone potentiellement riche en gaz naturel.

La marine turque a indiqué lundi que le navire Oruc Reis reprendrait ses activités dans la région jusqu’au 22 octobre, déclenchant la colère de la Grèce, qui a spécifié qu’elle n’entamerait pas de discussions avec Ankara tant que la Turquie n’aurait pas retiré son navire.