Une rentrée scolaire masquée de Paris à Moscou

Dans les écoles françaises, le port du masque est obligatoire pour les enseignants et les élèves à partir de 11 ans.
Photo: Jeff Pachoud Agence France-Presse Dans les écoles françaises, le port du masque est obligatoire pour les enseignants et les élèves à partir de 11 ans.

Des millions d’enfants ont repris le chemin de l’école, masque sur le visage et consignes de précaution au programme pour éviter que les établissements scolaires ne deviennent des foyers de propagation du virus.

En Europe, les petits Français, Belges, Russes et Ukrainiens ont retrouvé les salles de classe mardi, après leurs camarades allemands, nord-irlandais ou écossais.

La rentrée scolaire a été en revanche reportée d’une semaine, au 14 septembre, en Grèce, tous les citadins n’étant « pas encore rentrés de vacances », a annoncé la ministre de l’Éducation grecque, Niki Kerameus.

Dans les écoles françaises, le port du masque est obligatoire pour les enseignants et les élèves à partir de 11 ans. En Grèce, il sera exigé dès la maternelle.

En Espagne, où la rentrée s’échelonnera entre le 4 et le 15 septembre selon les régions, c’est dès six ans que les enfants devront porter le masque à l’école, et à tout moment.

En Belgique, la première ministre, Sophie Wilmès, a jugé « fondamental » que les enfants puissent reprendre une vie scolaire « aussi normale que possible », justifiant le maintien de la rentrée ce 1er septembre.

Une opinion partagée par le gouvernement britannique, pour qui les bénéfices d’un retour à l’école — cette semaine en Angleterre et au pays de Galles — sont plus importants que les risques potentiels.

Dans certains pays, les enfants sortiront par rotations en récréation, pour éviter des cours bondées.

En Russie, cette rentrée a été marquée par l’annonce le même jour du franchissement du cap du million de contaminations à l’échelle nationale.

À Hong Kong, où une campagne de dépistage massif a débuté mardi, plus d’un demi-million de personnes se sont déjà inscrites pour bénéficier d’un examen gratuit.

« Ça aidera Hong Kong à émerger sain et sauf de la pandémie et permettra la reprise des activités quotidiennes », a assuré la cheffe de l’exécutif hongkongais pro-Pékin, Carrie Lam.

Mais le concours de médecins et de laboratoires de la Chine continentale a alimenté rumeurs et inquiétudes relatives à la surveillance étroite des citoyens par Pékin.

Le Portugal a lancé mardi son application de suivi de la COVID-19 permettant de prévenir les personnes ayant croisé récemment quelqu’un qui a été testé positif à la COVID-19.

La pandémie du nouveau coronavirus a contaminé plus de quatre millions de personnes en Europe depuis sa découverte en Chine en décembre, selon un bilan réalisé par l’AFP à partir de sources officielles mardi.

À l’échelle mondiale, la pandémie affiche un bilan officiel de plus de 25,5 millions de cas, un nombre certainement sous-estimé, notamment dans des pays comme l’Inde, qui enregistre désormais le plus de nouveaux cas par jour. Au moins 851 321 personnes ont perdu la vie.

Les États-Unis, où la réponse sanitaire reste fragmentée et inégale d’un État à un autre, ont de leur côté dépassé les six millions de cas.

Le bilan américain, de plus de 183 602 morts, est appelé à dépasser les 200 000 morts au cours du mois de septembre, selon les modèles épidémiques, même si la Maison-Blanche cherche à limiter le nombre de tests.

Côté recherche, des scientifiques canadiens se penchent sur un aliment, le fruit du palmier açaï, dans leur quête pour un traitement contre les symptômes les plus sévères, car il réduit les inflammations.

En Autriche, le gouvernement a indiqué que les premiers vaccins contre le coronavirus pourraient être administrés au début de l’année prochaine et concerneraient prioritairement les personnels de santé.

Mauvaise nouvelle en revanche pour le laboratoire français Sanofi, qui a annoncé mardi que l’essai clinique international de phase 3 qui testait l’efficacité de son médicament Kevzara dans le traitement des formes sévères de COVID-19 n’avait pas donné de résultats concluants.

Meilleure coordination

En attendant le vaccin et face aux restrictions de mouvement prises par certains États membres, la Commission européenne prône une meilleure coordination.

Elle a mis en garde mardi le gouvernement hongrois, qui a refermé les frontières du pays en raison de la pandémie, contre toute discrimination basée sur la nationalité et a rappelé l’importance de « l’intégrité de l’espace Schengen ».

Du côté de l’Amérique du Sud, le Pérou est désormais le pays détenant le triste record mondial de mortalités dues au coronavirus, avec 87 décès pour 100 000 habitants.

Au Brésil, qui reste le pays le plus frappé après les États-Unis, avec près de 121 000 morts, un chef indigène, Raoni Metuktire, infecté, est hospitalisé.

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