L’Italie descend sous la barre des 1000 malades en soins intensifs

Des gens circulent à vélo devant le monument de l'Altare della Patria dans le centre de Rome le 10 mai 2020.
Photo: Tiziana Fabi Agence France-Presse Des gens circulent à vélo devant le monument de l'Altare della Patria dans le centre de Rome le 10 mai 2020.

Il y avait lundi moins de 1000 malades en soins intensifs en Italie, 999 exactement, une première depuis le 10 mars, lendemain de la décision de confiner la population, a indiqué la protection civile.

Le pic du nombre de personnes infectées en soins intensifs avait été atteint le 3 avril, avec 4068 personnes.

À ce moment de la pandémie, le système hospitalier dans le nord de l’Italie était au bord de la rupture.

Le nombre de morts dans les dernières 24 heures (179) a enregistré lundi un léger rebond par rapport à la veille (165), mais reste pour le troisième jour consécutif sous la barre des 200, selon la même source.

Premier pays en Europe en nombre de décès, l’Italie compte un total de 30 739 morts du COVID-19 recensés pour 219 814 cas.

Elle a entamé son déconfinement le 4 mai, mais il reste très partiel. Une ouverture plus importante est prévue le 18 avec notamment la réouverture des musées et des commerces de détail non alimentaires.

Les autorités ne cessent d’appeler les Italiens à la prudence, mettant en garde contre une deuxième vague.

« Il y a trop de gens dehors, et malheureusement trop sans masques ou qui ne respectent pas les distances sociales », a déploré sur la chaîne Rai3 Roberto Cauda, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Gemelli de Rome.

« Cet été, nous ne resterons pas sur nos balcons et la beauté de l’Italie ne restera pas en quarantaine. Nous pouvons aller à la mer, à la montagne, profiter de nos villes », a de son côté promis le premier ministre Giuseppe Conte dans un entretien dimanche au Corriere della Sera.

Mais ces vacances se feront « d’une manière différente, avec des règles et avec prudence », a-t-il ajouté, expliquant que des directives précises seraient données en fonction de l’évolution de l’épidémie.

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