Un adolescent de 13 ans meurt au Royaume-Uni

Des élèves quittent leur école secondaire après l'annonce de la fermeture des établissements scolaires au Royaume-Uni.
Photo: Adrian Dennis Agence France-Presse Des élèves quittent leur école secondaire après l'annonce de la fermeture des établissements scolaires au Royaume-Uni.

Un adolescent britannique de 13 ans est mort lundi après avoir été testé positif au nouveau coronavirus, a annoncé mardi l’hôpital où il est décédé et sa famille, selon laquelle il n’était atteint d’aucune pathologie sous-jacente.

Il s’agit de la plus jeune victime de la COVID-19 connue au Royaume-Uni. La plus jeune victime recensée dans un pays européen est une adolescente de 12 ans, morte en Belgique.

Le jeune garçon est mort lundi, après avoir été testé positif à la COVID-19 vendredi, au lendemain de son admission au King’s College Hospital de Londres, selon un communiqué de sa famille, « plus que dévastée » par le drame.

« Malheureusement, un garçon de 13 ans testé positif à la COVID-19 est décédé », a déclaré un porte-parole de l’hôpital, adressant les condoléances de l’établissement à la famille.

Selon sa famille, le jeune garçon prénommé Ismail « a commencé à présenter des symptômes et des difficultés respiratoires et a été admis au King’s College Hospital ».

« Il a été placé sous assistance respiratoire et plongé dans un coma artificiel et est décédé malheureusement hier (lundi) matin. À notre connaissance il n’avait pas de problèmes de santé sous-jacents », a affirmé sa famille.

Si « nous savons qu’il est moins probable pour des enfants de souffrir de forme sévère de la COVID-19 par rapport aux adultes, ce cas souligne à quel point il est important que nous prenions toutes les précautions possibles pour réduire la propagation de l’infection », a réagi le Dr Nathalie MacDermott, enseignante au King’s College.

« Il est important qu’un médecin légiste détermine si un examen post-mortem est nécessaire pour déterminer la cause exacte de la mort », a-t-elle souligné.

Il est selon elle « essentiel d’entreprendre des recherches pour déterminer pourquoi certains décès surviennent en dehors des groupes susceptibles de succomber à l’infection », personnes âgées ou ayant des problèmes de santé préexistants, car il pourrait exister une « susceptibilité génétique sous-jacente de la manière dont le système immunitaire interagit avec le virus ».

Le Royaume-Uni a déploré mardi 381 morts supplémentaires en une journée, un chiffre sans précédent depuis le début de l’épidémie, qui a fait 1789 morts dans le pays.