292 nouveaux décès en 24h en France

Le nombre de morts annoncé ne concerne que les patients décédés dans les hôpitaux et les véritables chiffres de mortalité ne sont pour l’instant pas connus.
Photo: Iroz Gaizka Agence France-Presse Le nombre de morts annoncé ne concerne que les patients décédés dans les hôpitaux et les véritables chiffres de mortalité ne sont pour l’instant pas connus.

Le nouveau coronavirus a causé 292 nouveaux décès enregistrés à l’hôpital en 24 heures en France, portant le bilan à 2606 morts depuis le début de l’épidémie, selon Jérôme Salomon, le directeur général de la santé.

Selon ce dernier bilan, 19 354 patients sont hospitalisés (+ 1734) dont 4632 en réanimation, soit un nouvel afflux de 359 personnes en une seule journée. Et 7132 ont pu rentrer chez eux.

« Il y a une augmentation de 10 % de malades entrants depuis hier, reflet de contaminations survenues avant les mesures de confinement », a précisé M. Salomon.

Pour tenter d’enrayer la propagation, les autorités ont annoncé la poursuite du confinement — entré en vigueur le 17 mars — de la population pendant au moins deux semaines supplémentaires, jusqu’au 15 avril.

« 359 patients graves sont entrés en réanimation aujourd’hui. C’est l’élément le plus important à surveiller car il reflète la dynamique de l’épidémie », a souligné le directeur général de la santé.

« Si les mesures de confinement et gestes barrières ont été respectés, nous devrions observer une réduction du nombre de personnes entrant en réanimation d’ici la fin de semaine », a-t-il ajouté.

Parmi les patients en réanimation, 34 % ont plus de 60 ans. Soixante personnes en réanimation ont moins de 30 ans.

Le nombre de morts annoncé ne concerne que les patients décédés dans les hôpitaux et les véritables chiffres de mortalité ne sont pour l’instant pas connus.

Grâce à un nouveau système de surveillance mis en place ce week-end, les autorités devraient toutefois pouvoir la semaine prochaine donner des chiffres de mortalité dans les établissements pour personnes âgées.

Les déclarations de décès à l’état civil permettront également d’évaluer la surmortalité, avec un décalage.

Selon le directeur général de la Santé, une surmortalité de 9 % a été observée au niveau national, entre le 16 et le 22 mars. Mais ce chiffre cache des disparités régionales, alors que toutes les régions ne sont pour l’instant pas touchées de la même façon.